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Toutes les actualités pour les professionnels de la Sûreté et de la Sécurité

 

La société, spécialisée dans l’hypervision et dirigée par Naoufal El Ouali, engrange les succès. Fort développement à l'international et plusieurs projets en cours, en France. Notamment dans des villes de taille moyenne.

• PSM : Pouvez-vous nous présenter votre société Axone Systems ? Et les marchés sur lesquels elle se positionne ?
Naoufal El Ouali : Axone Systems (lien1) a été créée en 2012. Aujourd’hui, elle est organisée sous la forme d’un groupe, qui emploie 45 personnes, constitué de deux entreprises : Axone proprement dit, et Obvious Technologies (lien2), spécialisée dans la 3D et dirigée depuis 2019 par Thierry Orosco qui avait rejoint le groupe en 2017. Nous sommes à présent très bien implantés à l’international avec des filiales et des équipes en Algérie, au Qatar, et dans d’autres pays du Moyen-Orient. En 2017, pour accompagner et approfondir le développement de nos solutions, nous avons créé un pôle R&D et recruté deux docteurs en IA pour travailler sur la réalité augmentée, la géolocalisation in-door, le big data et leurs possibles applications dans les métiers de la sécurité-sûreté. Notre démarche vise à concevoir des outils ultra-technologiques pour aider et améliorer la gestion opérationnelle des problématiques sécurité et des personnels sur le terrain.

• PSM : Où en êtes-vous de votre développement sur le marché français ? À l’export ?
Naoufal El Ouali : La société se développe et nous avons remporté de beaux contrats auprès de grands comptes nationaux, mais aussi sur des sites critiques, dans les villes ou auprès d’OIV. À l’international, nous continuons à engranger les succès. Après avoir décrocher le contrat de la ville de Miami, aux États-Unis, nous avons aussi fourni notre solution à l’aéroport de Doha (Qatar) où nos outils permettent de gérer plusieurs dizaines de milliers de caméras. Nous avons aussi équipé une partie de la ville de Doha. Ces déploiements sont très importants pour nous car s’ils permettent à nos utilisateurs d’améliorer la gestion de leur sécurité, ils nous offrent la possibilité de progresser, de développer nos outils, leur efficacité. Notre logiciel 3D est aujourd’hui capable de gérer un million d’événements à la seconde.

• PSM : Comment expliquez-vous les raisons de votre succès ?
Naoufal El Ouali : Nous avons toujours veillé à concevoir des outils simples à utiliser malgré leur technicité. Nous nous sommes fortement inspirés de l’univers du « gaming » pour proposer aux utilisateurs et aux opérateurs sur le terrain des solutions très intuitives, intégrées dans des environnements proche de ceux du jeu vidéo.

• PSM : Quels sont vos projets pour les mois et les années qui viennent ?

• Axone en bref
- Un groupe créé en 2012 et deux sociétés : Axone Systems et Obvious Technologies.
- 45 collaborateurs.
- Un spécialiste de l'IT, de l’analyse d'image et de données, de la vidéosurveillance et de la gestion en temps de réel des problématiques urbaines et de sécurité.

> Retrouvez l’intégralité de cet entretien dans le dernier PSM 263 (janvier-février 2021).

 

Télésurveillance. ESI rejoint le groupe Vitaprotech


Publié le 10 févr. 2021 07:36:12

 

Avec le rachat d’ESI, le groupe Vitaprotech se renforce sur le marché de la télésurveillance et la vidéo protection. Fondé en 1999, ESI (European Systems Integration) développe des solutions logicielles pour les métiers de la télésurveillance, de la vidéo protection, de la téléassistance, des postes de contrôle et centres d’appel à la pointe de l’innovation pour une sécurité unifiée. Le groupe ESI réalise un chiffre d’affaires de 10 millions d’euros et emploie plus de 70 collaborateurs, dont plus de 50 % sont des ingénieurs R&D basés en France. Avec d’importantes ressources d’ingénierie, il a su intégrer des solutions multiprotocoles anti-intrusion et alarmes vidéo permettant aux clients de s’interfacer avec plus de 150 protocoles vidéo et 250 protocoles de réception d’alarmes.

De réelles synergies existent entre les deux sociétés. Comme le confirme Eric Thord (notre photo), président du Groupe Vitaprotech : « ESI est un précurseur de l’analyse vidéo intelligente permettant d’optimiser et de fiabiliser la productivité des opérateurs. Ces technologies d’intelligence artificielle sont très complémentaires des technologies utilisées par les entreprises du groupe comme Recas et Videowave au Canada. »

 

Contrôle d’accès. Idemia intègre le Spac


Publié le 10 févr. 2021 07:32:45

 

Idemia a confirmé que son entité « Terminaux Biométriques pour le contrôle d’accès », segment de marché sur lequel le groupe est le leader mondial, a rejoint Spac (Smart Physical Access Control) pour participer aux travaux de ce groupement créé en 2020, et partager, avec les autres membres, son expertise en matière de sécurité biométrique.

Rappelons que la naissance de Spac a été motivée par un contexte réglementaire en pleine évolution pour lutter contre les cybermenaces et cyberattaques, avec la mise en place des opérateurs d'importance vitale (OIV) dans le cadre de la Loi de Programmation Militaire en France, de la directive européenne NIS (Network and Information Security) demandant aux Etats membres de définir leurs Organismes de Services Essentiels (OES), du RGPD, du décret de la Cnil sur l'authentification biométrique pour le contrôle d'accès physique ou encore des schémas de certification liés à la mise en oeuvre du European Cybersecurity Act.

Dans ce contexte, Spac s’est donné pour mission de promouvoir le savoir-faire français et européen sur la sécurisation de bout en bout des solutions de contrôle d'accès physique aux bâtiments exigeant un haut niveau de sécurité physique et logique. Et veut faire du protocole de communication sécurisé SSCP (Smart Secure Communication Protocol), certifié CSPN par l’Anssi, un standard européen alternatif à OSDP (Open Supervised Device Protocol).

Spac regroupe déjà, outre Idemia, plusieurs acteurs français du contrôle d’accès et des structures comme le Pôle de compétitivité Safe Cluster ou l’Anssi.

 

Le belge Araani est devenue en moins de six ans leader sur le secteur de la détection incendiepar vidéo. Malgré une année difficile en raison de la crise sanitaire, elle continue sa politique d’innovation avec de nouveaux produits sur 2021 et cherche à embaucher des profils ingénieurs hautement qualifiés pour étendre sa couverture au niveau mondial. Pieter Claerhout (notre photo), son CEO, a répondu aux questions de PSM.

  • PSM : Comment Araani a traversé l’année 2020 ?

Pieter Claerhout : Comme beaucoup d’entreprises, l’année a été difficile, non pas par manque de projets ou d’opportunités commerciales, mais par la difficulté que nous avons rencontrée pour le recrutement de nouveaux collaborateurs. Nous avions prévu sept recrutements, mais nous n’en avons réalisé que cinq et sommes toujours en recherche de profils ingénieurs pour rejoindre nos équipes de R&D et de développement commercial. Nous avons néanmoins ouvert des bureaux à Dubaï et au Maroc, notre technologie suscitant un fort intérêt dans ces régions du monde.

  • PSM : En quoi votre technologie se distingue-t- elle des autres détecteurs incendie ?

Pieter Claerhout : C’est une technologie véritablement innovante qui présente un intérêt pour les industries pétrochimiques ou le secteur du recyclage. Nous utilisons des logiciels d’analyse vidéo extrêmement élaborés sur des caméras visibles pour la détection de fumée ou de flammes. Avec des détecteurs traditionnels, il faut attendre que la fumée atteigne les capteurs. Dans l’industrie, par exemple, sous de grandes hauteurs de plafond, cela peut prendre beaucoup de temps et le déclenchement de l’alarme peut être relativement tardif. Avec notre système, pas besoin de contact, ce qui signifie que le déclenchement est très rapide et l’opérateur peut immédiatement voir sur la vidéo de contrôle le lieu de départ de la fumée. En revanche, cette technologie demande des caméras de haute qualité et une installation précise. C’est la raison pour laquelle nous avons un partenariat étroit avec Axis Communication qui dispose des caméras les plus performantes pour ce type d’application. Une des exigences est, notamment, de pouvoir capter des fumées sous de très faibles luminosités, 5 lux, avec une bonne qualité d’image.

  • PSM : Quelle est votre cible essentielle ?

Pieter Claerhout : Nous touchons prioritairement des secteurs au sein desquels la détection précoce est vitale. Elle est particulièrement fine dans des lieux où la luminosité est faible et non uniforme. L’intérêt pour nos solutions est particulièrement fort dans des secteurs comme l’industrie, le secteur des déchets et du recyclage, confronté très régulièrement à des incendies, et tout particulièrement en France, les bâtiments historiques.

  • PSM : Comment procédez-vous pour la commercialisation de vos caméras ?
  • Retrouvez l’intégralité de cet entretien dans le dernier PSM 263 (janvier-février 2021).
 

Vidéosurveillance. Teledyne s’offre Flir


Publié le 27 janv. 2021 15:24:34

 

Après avoir échoué dans sa tentative de rachat du Français Photonis, le spécialiste des systèmes d’électronique, d'ingénierie et d'imagerie, a racheté pour 8 milliards de dollars le fabricant de caméras thermiques Flir Systems.

Teledyne, fondée en 1960, fournit notamment des systèmes et logiciels d'imagerie pour les secteurs de l'aéronautique et de la défense. De son côté, Flir, créée en 1978, propose des outils d'imagerie thermique et d'analyse des données recueillies, avec par exemple des drones, des systèmes de prises de températures ou des caméras de surveillance.

La transaction, qui doit encore recevoir le feu vert des autorités de la concurrence, devrait être finalisée d'ici mi-2021.