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Toutes les actualités pour les professionnels de la Sûreté et de la Sécurité

 

David Le Bellu est le nouveau regional sales manager France du spécialiste du cloud pour la sécurité, Eagle Eye Networks. Il a accepté de répondre aux questions de PSM.

PSM : Pouvez-vous nous présenter Eagle Eye Networks ?

David Le Bellu : La société a été créée en 2012 par Dean Drako et se positionne comme un spécialiste des solutions cloud pour la vidéosurveillance. Notre objectif est de concevoir, développer et commercialiser des outils cloud qui permettent de simplifier l’exploitation de la vidéosurveillance, tout en la sécurisant à moindre coût. Sécurisée car nous permettons d’isoler les caméras de l’internet. A moindre coût car, grâce à l’enregistrement dans le cloud, nous allégeons la partie informatique, le hardware, puisque les installations ne requièrent plus le déploiement de serveurs onéreux. Avec pour autre avantage de simplifier l’installation des réseaux de caméras. La partie la plus importante à propos d'Eagle Eye Networks est que nous n'avons pas besoin de remplacer du matériel existant, là où des caméras cloud dédiées devront être installées avec de nouvelles caméras. Nous travaillons avec plus de 3500 modèles de caméras analogiques et IP. Cela donne un avantage majeur par rapport aux autres fournisseurs de cloud.

PSM : Le recours au cloud a suscité, et suscite encore, certaines réticences, inquiétudes… Ne serait-ce qu’en matière d’accès aux données, par exemple. Pourquoi ? Comment pouvez-vous rassurer les utilisateurs finaux ?

David Le Bellu : Il est vrai que nous sommes encore confrontés à des freins, des a priori, dès qu’on parle du cloud. Cela s’explique par une certaine méconnaissance de la part des utilisateurs, des installateurs… Or, le cloud fait aujourd’hui partie de notre vie de tous les jours. Nous utilisons tous le cloud pour des raisons professionnelles ou privées. Notre rôle est donc d’éduquer le marché, de la rassurer, en lui prouvant que des opérateurs comme Eagle Eye Networks font de la sécurisation des données leur priorité. Nous disposons ainsi nos propres datacenters. Onze au total, dont trois en Europe. Par ailleurs, nous garantissons à nos utilisateurs qu’ils sont les seuls à pouvoir avoir accès aux images et à pouvoir décider qui a le droit d’y accéder. Enfin, il faut comprendre qu’à l’instar d’autres périodes qui ont vu se généraliser de nouvelles technologies – comme les NVR ou les caméras IP – les années à venir vont être celles du cloud et de sa généralisation dans le monde de la sécurité.

PSM : Vous avez rejoint Eagle Eye Networks il y a quelques semaines en tant que regional sales manager France. Quels sont vos objectifs ?

Eagle Eye Networks souhaite se développer sur le marché français, mais aussi en Espagne, en Afrique, au Moyen-Orient. Un de mes objectifs est de mettre en place une équipe commerciale afin de faire connaître la marque et de développer notre activité sur des marchés pour lesquels le cloud est tout à fait pertinent. Je pense évidemment aux entreprises multisites, au secteur du retail, aux collectivités locales et autres agglomérations… Tous ces marchés sont contraints de gérer des installations vidéo souvent très importantes, avec des contraintes sécuritaires très élevées. Nos solutions répondent à ces exigences. Elles sont simples à déployer, sécurisées, ouvertes, pour un coût finalement particulièrement concurrentiel. Si on prend l’exemple des agglomérations de communes, le cloud permet de mutualiser les investissements tout en maintenant séparées les installations… Je crois également fermement en l'intégration avec d'autres fabricants afin de créer des solutions de sécurité utiles pour les utilisateurs finaux. Pensez par exemple au contrôle d'accès intégré avec Salto où pour chaque événement de contrôle d'accès, une vidéo est enregistrée. Eagle Eye Networks est une plate-forme ouverte qui peut facilement s'intégrer à d'autres solutions. Récemment, nous avons annoncé un premier partenariat du genre avec Sitasys pour fournir une surveillance et une vidéosurveillance d'alarmes cloud intégrées.

 

Intégrateurs. Thésée DataCenter choisit Spie ICS


Publié le 27 janv. 2021 15:16:43

 

Pour assurer la sécurité d’un véritable bunker, le Français Thésée DataCenter, spécialiste des services d’hébergement de colocation (de quelques baies jusqu’à un bâtiment complet) neutre vis-à-vis des opérateurs télécom et des fournisseurs cloud, a fait appel à Spie ICS. Ainsi, Thésée DataCenter met aujourd’hui à disposition de ses clients privés et publics attachés à la sécurité et la souveraineté de leurs données, un datacenter de type « bunker » conforme à la norme Iso 2 700 et ultra-protégé : vidéosurveillance et biométrie, sécurité logicielle, sept niveaux d’accès physique minimum, système de détection incendie à très haute précocité…

C’est donc sur ce projet complexe que la société Spie ICS a été choisie par Thésée Datacenter pour intégrer et concevoir la sécurité du campus de datacenters de colocation 100 % français, certifié Tier IV et à faible impact environnemental. Spie ICS s’est vu confier les prestations de conseil et ingénierie avant intégration ainsi que l’installation des différents équipements techniques et de sûreté. La sécurisation du site est réalisée avec une infrastructure de sûreté à sept niveaux d’accès entre l’entrée sur le site et l’accès aux baies informatiques privatives ainsi que des points de passage obligés disposant des dernières technologies en termes de biométrie et de vidéosurveillance.

 

Sécurité privée. Nouveau président pour le GES


Publié le 27 janv. 2021 15:14:49

 

Le conseil d’administration du GES (Groupement des entreprises de sécurité), suite au départ de Prosegur de l’organisation et, par voie de conséquence, à celui de Frédéric Gauthey, a élu son nouveau président : Luc Guilmin (notre photo), président de Securitas France. Luc Guilmin devra poursuivre le travail entamer lors de la présidence de l’ex-président de Prosegur, sur des sujets qui tiennent à cœur au monde de la sécurité privée et au GES, notamment lors de l’examen de la loi sur la sécurité globale. Entre autres :

  • limitation stricte de la sous-traitance (au-delà de l’actuel article 7 de la PPL) ;
  • création de la garantie financière ;
  • intégration de la sécurité incendie dans le livre VI du CSI ;
  • intégration des programmation et maintenance de dispositifs électroniques de sécurité dans le livre VI du CSI ;
  • suppression de l’article interdisant la VAE en sécurité privée ;
  • développement de l’alternance et de l’apprentissage en sécurité privée.
 

Eden Innovations conçoit, développe et fabrique des systèmes de contrôle d'accès. La société est l'un des rares acteurs à proposer dans sa gamme une offre biométrique. Stéphane Rogeau (notre photo), son directeur, a répondu aux questions de PSM.

  • PSM : Eden Innovations existe depuis plus de vingt ans. Pouvez-vous nous présenter rapidement la société ?

Stéphane Rogeau : Eden Innovations est un spécialiste du contrôle d’accès créé en 1998. Nous faisons partie du groupe Almas Industries, qui emploie 400 personnes. Si le groupe est implanté en Espagne, au Portugal, en Suisse, en Allemagne, au Royaume-Uni et en Irlande via ses filiales installateurs, Eden Innovations a la caractéristique d’être la filiale qui conçoit, développe et produit les solutions de contrôle d’accès du groupe. Qu’il s’agisse du hardware ou du software. Eden Innovations commercialise ses solutions via des distributeurs en France ou auprès des filiales du groupe Almas Industries.

  • PSM : En ce début 2021, pouvez-vous tirer un bilan de votre année 2020 ?

Stéphane Rogeau : Les résultats d’Eden ont été plutôt bons l’année dernière et notre CA a été en croissance sur le marché français. Les résultats sont plus mitigés pour d’autres pays comme le Portugal ou l’Espagne où le marché a fortement été perturbé par la crise du Coronavirus. En ce qui concerne la crise en France, nous avons senti en mars un certain affolement chez les distributeurs qui travaillaient avec la Chine. Ils se sont alors tournés vers nous pour faire du stock. Nous avons ensuite eu à déplorer une réelle chute d’activité. Mais assez vite, les affaires ont repris. Notre activité étant soutenue par des gros marchés qui ont été maintenus malgré la crise, alors que de plus petits étaient annulés ou reportés.

  • PSM : Certains de vos confrères ont transformé cette crise en opportunité pour développer leur activité, leurs marchés, leurs gammes. Est-ce votre cas ?

Stéphane Rogeau : La très forte demande en caméras thermiques pour les prises de températures nous a conduit à nous positionner sur des solutions de contrôle d’accès permettant de

gérer les caméras thermiques. C’est pour répondre à cette demande que nous avons développé notre nouveau module logiciel, One Check, qui permet de mettre en place des checkpoints pour gérer la prise de température avec les caméras thermiques intégrées dans un système de contrôle d’accès

pilotés par notre suite logicielle Optima. Depuis, nous avons continué à développer One Check afin qu’il puisse être utilisé dans des applications autres que sanitaires : checkpoint sur les chantiers, gestion des visiteurs, du personnel d’entretien, etc.

 

Sécurité privée. Fin d’année agitée


Publié le 13 janv. 2021 14:52:27

 

Le monde de la sécurité privée a connu une fin 2020 riche en rebondissements. Tout d’abord, le tribunal de Nanterre a suspendu le rachat de Prosegur Francepar Fiducial au motif que Fiducial n’aurait pas respecté les procédures de consultations du CSE (comité social et économique). Le tribunal a donc condamné Fiducial à verser 1 000 euros à chaque membres du CSE et à la CGT.

On apprenait quelques jours après que Frédéric Gauthey (notre photo) abandonnait la présidence de Prosegur France (pas de site internet) et celle du GES. Enfin, Fiducial (3 000 salariés) et Prosegur (4 000 salariés) annonçaient, quant à eux, quitter le GES. Tous ces événements sont-ils liés ? De plus amples informations dans nos prochaines news.