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Toutes les actualités pour les professionnels de la Sûreté et de la Sécurité

 

Vidéosurveillance. Epinglée par la Cour des comptes


Publié le 16 déc. 2020 11:45:00

 

Dans un rapport sur les polices municipales, la Cour ne fait pas de cadeau à la vidéosurveillance. Pas efficace ou efficacité improuvable, coûts élevés, absence d’encadrement législatif en ce qui concerne les caméras embarquées, remise en cause des drones… N’en jetez plus ! La Cour est sévère Et sans doute d’autant plus que les recommandations qu’elle avait faites dans un précédent rapport sur l’organisation et la gestion des forces de sécurité publique, publié en 2011, n’ont pas été prises en compte.

Revenons-en aux griefs de la cour. Le coût des caméras. Le rapport dénonce le fait que le coût d’installation d’une caméra peut varier du simple au double. Elle remet aussi en cause les subventions allouées au déploiement des installations de surveillance.

Inefficacité ? En s’appuyant sur les statistiques de la délinquance, le rapport réaffirme le fait « qu’au vu des constats locaux résultant de l’analyse de l’échantillon de la présente enquête, aucune corrélation globale n’a été relevée entre l’existence de dispositifs de vidéoprotection et le niveau de la délinquance commise sur la voie publique, ou encore les taux d’élucidation. »

Un dernier reproche pour la route : « La connaissance du nombre de caméras effectivement installées reste donc approximative, comme le signalait déjà la Cour en 2011 ». A l’époque, elle estimait leur nombre à 10 000. Il faut reconnaître à ce sujet qu’on est parfois un peu dans le flou. Par exemple, il y a deux ans, la direction des libertés publiques et de l’action judiciaire du ministère de l’Intérieur en estimait le nombre de caméras à 60 674. Alors que la police nationale et la gendarmerie en dénombrent un peu moins de 76 500... D’ailleurs, dans le cas des CSU, même constat. Selon data.gouv.fr, il y aurait 768 centres de supervision urbains en France contre 423 selon le secrétariat général du comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (CIPDR).

Source : La Gazette des communes.

© Getty Images

 

Si comme le souligne Simon Laurent, président directeur général du spécialiste du contrôle d’accès HAVR, « avec cet accord, nous allons pouvoir répondre à la demande grandissante des entreprises pour des systèmes d’ouverture plus sécurisés et ‘’touchless’’ », du côté de RS Components, la collaboration avec HAVR offre au distributeur l’opportunité de diversifier son offre produits avec un produit innovant de la French Tech. Ce que confirme Stéphane Maffli, président de RS Components et vice-président SE : « Ce nouveau partenariat avec HAVR nous donne l'opportunité d'enrichir à nouveau notre offre et de la diversifier, avec un produit innovant et à haut potentiel. »

Rappelons que HAVR, après plusieurs années de R&D, a lancé sur le marché début 2020 BrightLock, une serrure connectée à ouverture lumineuse qui fonctionne via le flash du téléphone portable.

 

Marchés publics. La sécurité à l’honneur


Publié le 16 déc. 2020 11:42:00

 

Selon une étude de La Gazette des communes, avec Vecteur plus, les technologies de la sécurité font l’objet de nombreux appels d’offres publics. Ainsi, comme le rapporte notre confrère La Gazette des communes, « sur le périmètre observé (surveillance humaine, vidéosurveillance, télésurveillance, sonorisation de sécurité…), on compte plus de 1 700 marchés publics entre octobre 2019 et octobre 2020, pour un montant total attribué de plus de 170 millions d’euros, selon les données fournies par Vecteur Plus. C’est moins de marchés que l’année précédente (- 5,62 %), mais pour un montant attribué supérieur d’environ 10 %. La marque, sans doute, du poids pris par les achats de technologies de surveillance et de protection. »

Les principaux attributaires, intégrateurs, sont pour certains bien connus de nos lecteurs. Citons, entre autres : NTI, Eiffage Energie systèmes-Iperion, Inéo infracom et Bouygues énergies et services ou Cegelec. 

© Getty Images

 

La fameuse loi sur la sécurité globale, qui concerne évidemment tous les acteurs de la sécurité privéeet électronique, fait la une. Dans un communiqué de presse, le GES (Groupement des entreprises de sécurité privée) revient sur le contenu de cette proposition de loi, en cours d’examen à l’Assemblée nationale. Et pour le GES, « le compte n’y est pas ».

Le Groupement commence d’abord par dresser un bilan de la filière. Il n’est pas reluisant : « Dix ans après la Loppsi 2 qui a instauré le Conseil national des activités privées de sécurité, il est toutefois temps de dresser un bilan : nos entreprises, et donc nos salariés, sont au bord du gouffre. A vouloir tout leur faire faire, qui plus est à vil prix (public comme privé) et n’en déplaise au contrôleur qu’est le Cnaps, elles se désespèrent de voir venir des perspectives dignes des attentes placées en elles », constate, amer, le GES dans son communiqué. Et ajoute : « Il y avait une ambition politique pour créer – en quelques mois, en 2011 – le Cnaps. Pourquoi ce qui était possible politiquement hier ne le serait plus aujourd’hui, alors même que le leitmotiv, d’aujourd’hui, est le continuum de sécurité ? Ce continuum de sécurité, sauf à ce que nous ne le comprenions pas, ne pourra se construire qu’avec des entreprises, petites, moyennes et grandes, en mesure de garantir fiabilité, solidité et pérennité. »

Des propositions concrètes

Le GES apporte tout de même sa pierre à l’édifice sous la forme la forme, tout d’abord, d’outils devant permettre de réglementer et assainir la filière. A savoir : « La limitation de la sous-traitance (et donc, de facto, interdiction de la sous-traitance en cascade), la garantie financière donnant assurance de la solidité des entreprises (sauf à vouloir que les Urssaf, donc le contribuable, continuent de payer en cas de liquidation abusive), la publication systématique des interdictions d’exercer, les sanctions des donneurs d’ordre lorsqu’ils ferment les yeux ou, pire encouragent, sinon forcent les entreprises de sécurité à ne pas respecter la loi, etc. »

Quid de la sécurité incendie ?

Le GES va plus loin et regrette que la sécurité incendie ne soit pas incorporée dans cette proposition de loi. Et se demande s’il va falloir « attendre un drame dans un IGH comme à La Défense pour que l’Etat comprenne que les contraintes qui s’imposent à juste titre à nos agents de sécurité (vérification du casier judiciaire, du fichier TAJ, du fichier des personnes recherchées) doivent aussi s’imposer à la sécurité incendie ? »

Enfin, le groupement présidé par Frédéric Gauthey (notre photo) appelle de ses vœux une prise de conscience qui permettrait de faire cette loi « le moment d’une reconnaissance des actions passées et la préparation des grands événements futurs (Coupe du monde de Rugby en 2023, Jeux olympiques et paralympiques Paris 2024). Loin du faux débat sur la privatisation de la sécurité, loin du faux débat sur la chimère que constitue la liberté d’entreprendre érigée comme un dogme intouchable et qui serait soi-disant mise à mal par l’introduction d’une garantie financière (qui existe pourtant déjà dans 50 secteurs de l’économie, qui plus est, non réglementés comme le nôtre) ou la limitation de la sous-traitance qui ne vise qu’à assurer les donneurs d’ordre de la qualité de nos services, cette future loi doit être celle de la mise en place d’une véritable politique publique de la sécurité privée. » A suivre.

© DR

 

Triste constat : la dernière édition du « Baromètre Fiducial de la Sécurité des Français » * fait apparaître une baisse significative de la confiance accordée au gouvernement notamment en matière de menaces terroristes. Dans ce domaine, la confiance atteint ce trimestre le niveau le plus bas jamais enregistré depuis sa création en 2016 : seuls 26 % des Français ont encore confiance dans le gouvernement pour les protéger de la menace terroriste, une baisse de 7 points en une semaine et de 18 points en trois mois.

Par ailleurs, en ce qui concerne la capacité du gouvernement à assurer la sécurité du quotidien, 21 % lui accordent encore leur confiance pour assurer leur sécurité́ en matière de délinquance, cambriolage et agression.

Défiance générale d’autant plus problématique que le sentiment d’insécurité́ des Français reste au plus haut. 67 % d’entre eux se sentent souvent ou de temps en temps en insécurité́, un niveau équivalent au record enregistré en juillet dernier (68 %).

Présence renforcée des forces de l’ordre

Les transports (62 %), la rue (56 %), les gares et aéroports (48 %) ou encore les centres commerciaux (39 %), sont les lieux dans lesquels le sentiment d’insécurité des Français est particulièrement élevé. Ils déplorent que les forces de l’ordre ne soient pas suffisamment présentes et visibles. Ce manquement se fait particulièrement ressentir dans les quartiers difficiles (83 %) et la nuit (80 %). Les Français estiment également que les forces de l’ordre sont insuffisamment présentes à proximité́ des écoles (61 %), proche de chez eux (60 %) et autour des lieux de cultes (57 %). Ils reconnaissent une présence suffisante uniquement lors d’évènements rassemblant du public et sur les lieux touristiques.

Enfin, 71 % des personnes interrogées sont favorables à ce que les policiers municipaux soient habilités à délivrer ces amendes forfaitaires. Et 43 % estiment que cette mission peut être déléguée aux agents de sécurité.

* Enquête réalisée par Odoxa pour Fiducial

© Getty Images