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Toutes les actualités pour les professionnels de la Sûreté et de la Sécurité

 

Sécurité aéroportuaire. Un secteur en crise


Publié le 18 mai 2021 10:51:02

 

Les acteurs de la sûreté aéroportuaire, malgré la reprise du trafic aérien espérée, connaissent des temps difficiles…

Le secteur aéroportuaire, en France, représente environ 200 000 salariés, dont 9 000 emplois fixes pour les entreprises de sûreté. Or, comme le souligne le Sesa (Syndicat des entreprises de sécurité aéroportuaire) dans un communiqué du 13 avril dernier, « l’ensemble de l’écosystème aéroportuaire a d’ores et déjà perdu entre 10 et 15 % de ses emplois soit près de 30000 salariés. Au-delà des emplois directs, de nombreux sous-traitants sont eux aussi touchés. » Parmi ses sous-traitants, évidemment, les 9 000 salariés des entreprises de sûreté. Et qui risquent de subir les conséquences de la crise qu’elles doivent affronter.

Or, jusqu’à maintenant, lesdites entreprises ont pu préserver leurs CDI en acceptant des pertes importantes. Vont-elles pouvoir continuer à le faire. Certains pensent que non. Or, si les entreprises de sûreté ne maintiennent pas les emplois, elles ne pourront pas profiter de la prise en charge partielle des salariés en chômage partiel. En effet, l’APLD, le système d'activité partielle de longue durée mis en place par les pouvoirs publics, oblige les entreprises à maintenir les emplois et au minimum 50 % de l’activité pour les deux années à venir. Compte-tenu de la situation actuelle, cela risque d’être impossible. C’est d’ailleurs ce qu’à expliquer Baptiste Thélot, président du Sesa, à notre confrère Les Echos : « L'APLD n'est pas adapté à notre activité, estime le président du SESA. Aujourd'hui, le trafic ne dépasse pas 30 % du niveau de 2019. On peut espérer monter à 50 % cet été et 60 % au maximum à la fin de l'année. Mais certaines aérogares resteront fermées. Compte tenu des disparités de situation, il sera donc difficile de s'engager à faire travailler tous ses salariés à moins 50 %. »

Image d’illustration © Getty Images

 

Le Canadien est un des leaders mondiaux de la lutte contre l’intrusion. Depuis janvier 2020, Fabien Haubert (notre photo) en est le directeur général. Parmi ses objectifs : développer les parts de marchés de Senstar en Europe et, plus particulièrement, en France.

  • PSM :Pouvez-vous nous présenter Senstar ? Et sa gamme de produits ?

Fabien Haubert : Senstar est une société canadienne, fêtant ses quarante ans cette année, faisant partie d’un groupe spécialisé dans la sécurité listé au Nasdaq (MAGS) et réalisant un CA de 80 millions de dollars. Notre ambition est de renforcer notre position de leader mondial du marché de l’intrusion. Nous avons d’ailleurs de sérieux arguments à faire valoir. Ne serait-ce que la profondeur et la largeur de notre gamme qui va des câbles de détection sur clôtures radio ou à fibres optiques, aux câbles tendus de type « taut wire », en passant par les câbles enterrés fibre optique ou à rayonnement, les solutions de détection de type accéléromètres, les barrières micro-ondes, les systèmes de câbles électrostatiques dédiés aux sites nucléaires ainsi qu’une solution de supervision logicielle intelligente intégrant le contrôle d’accès et des algorithmes d’analyse d’image. Notre spécificité réside dans le fait que tous nos systèmes se parlent et sont intégrables avec la plupart des VMS aujourd’hui disponibles sur le marché.

  • PSM :En quoi vous différenciez-vous de vos concurrents actifs sur les marchés français et européens ?

Fabien Haubert : Nous avons très tôt compris que se mettait en place un véritable écosystème de la sécurité dans lequel les différents composants de la chaîne de la sécurité doivent pouvoir communiquer entre eux. Pour répondre à cette attente très fortement exprimée par nos utilisateurs finaux, nous avons, en 2016, acquis la société Aimetis, un spécialiste de l’analyse d’images et de la VMS. Parallèlement, en interne, nous jouissons de notre propre algorithme intelligent, Fusion, qui permet de combiner simultanément l’analyse vidéo et les différents signaux détectés par nos capteurs. En mutualisant l’apport technologique d’Aimetis à nos propres développements en matière d’intelligence, nous sommes aujourd’hui capables de proposer une solution globale de sécurité dont les fonctionnalités et les atouts vont bien au-delà de la simple détection d’intrusion.

  • PSM :Quels sont vos marchés privilégiés ?

Fabien Haubert : Nous focalisons nos développements sur quatre marchés cibles : l’Oil & gas, le marché de ce qu’on appelle « Utilities », à savoir la production et la transmission d’énergie, la gestion de l’eau, les infrastructures télécoms et les datacenters. S’y ajoutent tous les acteurs de la filière logistique et, enfin, le pénitentiaire. On peut même y ajouter deux marchés sur lesquels nous évoluons également : les transports (aéroports, ferroviaire…) et les sites militaires. Pour tous ces utilisateurs finaux, nous concevons, développons des solutions, des outils, des applications qui leur permettent, non seulement, de gérer leur sécurité, mais aussi d’optimiser leurs process. Nous voulons donner la possibilité à nos utilisateurs de passer de fonctionnalités purement sécuritaires à des applications plus larges participant à la performance de leurs process.

  • PSM : Souhaitez-vous vous développer sur le marché français. Comment y êtes-vous organisés ? Comment distribuez-vous vos produits ? […]
  • Retrouvez l’intégralité de cet entretien dans PSM 265 (mai-juin 2021).
 

Vidéo intelligente. TagMaster acquiert Citilog


Publié le 18 mai 2021 10:33:55

 

Le Suédois Tagmaster, un spécialiste du contrôle d’accès, de la détection des véhicules et de la gestion du trafic, a annoncé fin avril le rachat à Axis AB du Français Citilog qui avait été acquis par Axis en 2016. Basé dans les Hauts-de-Seine, Citilog conçoit et commercialise une gamme de capteurs et d’outils logiciels d’analyse vidéo pour la gestion des transports, comme la détection automatique d’incidents, la collecte de données de trafic et la gestion des intersections. Les systèmes Citilog sont déployés dans de nombreux sites connus à travers le monde : les tunnels Lincoln et Holland de New York, les ponts de Lupu, NanPu et Yanpu à Shanghai, l’autoroute M30 de Madrid, le tunnel du Mont Blanc en France et en Italie et sur plus de 900 autres lieux. Par ailleurs, en 2019, Citilog avait présenté les premières solutions de gestion d'incidents basé sur la technologie Deep Learning. Aujourd'hui Citilog dispose d'une large gamme de produit et d'algorithmes développés grâce à leur grande expérience des domaines de : la gestion des incidents, la supervision et les remontées de donnée du trafic routier et la gestion à distance du stationnement. Citilog, qui a réalisé un CA de 5,8 millions d’euros l’année dernière, détient une filiale aux États-Unis a déployé plus de 45 000 caméras et capteurs déployés dans plus de 60 pays.

Des marchés porteurs

Les villes et autres zones densément peuplées du monde entier sont confrontées à des défis de croissance rapide, d'augmentation de la population, de changement climatique, de baisse de la qualité de l'air et du développement urbain forcé. Parmi les évolutions nécessaires, les offres de mobilité et de transport doivent devenir plus intelligentes, pour rationaliser les flux de circulation, plus durables et plus sûres. Ce qui explique les perspectives prometteuses du marché de la détection d’incidents. Selon un communiqué de presse de TagMaster, ce marché est d’ailleurs estimé à 500 millions de dollars à l'échelle mondiale d'ici 2024, avec une croissance largement soutenue par la demande mondiale croissante de solutions Smart City. 

« L’acquisition de Citilog rend TagMaster plus fort sur le marché des ITS (intelligent transports systems). La compétence de Citilog en IA, combinée aux expertises de Sensys Networks et TagMaster ouvre d’excellentes opportunités de croissance sur les marchés américains et européens », a souligné Jonas Svensson, PDG de TagMaster, lors de l’annonce du rachat.

 

Bodet Software, éditeur de logiciels et fabricant français de matériels de contrôle d’accès, confirme ses ambitions internationales.

Depuis plus de 30 ans, Bodet Software exporte ses solutions de contrôle d’accès en Europe – via ses filiales au Royaume-Uni, Suisse, Belgique, Pays-Bas et Espagne – et dans plus de 60 pays grâce à ses réseaux de distribution en Afrique, Asie et Moyen-Orient.

Ses solutions de contrôle d’accès s’adressent à des entreprises ou administrations, souvent multisites, qui souhaitent sécuriser leurs implantations et veiller à leurs flux de personnel. Elles intègrent des fonctionnalités de contrôle d’accès et de pointage de temps de travail.

Les lecteurs d’accès sont fabriqués en France à Trémentines (Maine et Loire) avant d’être exportés. Les distributeurs locaux assurent la vente, l’installation et la maintenance au plus près des clients.

Avec son tout nouveau terminal de badgeage robuste, Kelio Xtrem, Bodet Software vise les marchés internationaux dans les secteurs industriels, pétrochimiques mais aussi les chantiers de construction ou les sites agricoles. Ce nouveau lecteur multi-usages étanche, intégrant un clavier, un capteur biométrique et un lecteur de badge RFID, se présente comme une solution tout terrain et polyvalente.

> Découvrez Kelio Xtrem, nouveau relai de la stratégie internationale de Bodet Software ici.

 

Protectas Suisse est le premier centre de réception d’alarme à intégrer le traitement automatisé des alarmes vidéo d’Eagle Eye Networks (EEN) et Sitasys. En effet, la filiale suisse du groupe suédois Securitas AB (qui n’a aucun lien avec Securitas AG) s’est associée à Eagle Eye Networks et Sitasys, respectivement spécialiste de la vidéosurveillance basée sur le cloud et leader suisse de la gestion automatisée des alarmes basée sur le cloud, pour mettre en place une solution de surveillance « Cloud-to-Cloud » dans leur système d’exploitation existant. Cette intégration permet de connecter les centres d’opérations de sécurité de Protectas à la détection vidéo automatisée pour porter leurs services d’intervention dans toute la Suisse.

« Le monde de la technologie évolue rapidement, explique Pascal Hulalka, directeur technique chez Protectas. Les personnes qui veulent suivre les évolutions et bénéficier en même temps de services professionnels doivent pouvoir profiter des offres appropriées sur le marché. L’intégration de solutions cloud dans le domaine de la sécurité permet aux utilisateurs d’échanger des données de manière numérique, de gagner du temps, de réduire les opérations au minimum et d’éviter les coûts d’intervention inutiles grâce à la détection audio et/ou vidéo automatisée. »

Pour ce faire, Sitasys a utilisé la plateforme d’API RESTful d’Eagle Eye Networks (EEN) et le Big Data Video Framework pour développer et livrer une intégration cyber-sécurisée entre sa plateforme de gestion automatisée des alarmes dans le cloud Sitasys’ evalink et la plateforme de vidéosurveillance dans le cloud Eagle Eye Networks. Le système intégré permet aux utilisateurs de connecter l’analyse vidéo à des flux de travail intelligents et d’automatiser les processus opérationnels. En outre, les utilisateurs peuvent indexer, rechercher, récupérer et analyser les vidéos en fonction des alarmes de la plateforme evalink de Sitasys.

© Protectas Suisse