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Toutes les actualités pour les professionnels de la Sûreté et de la Sécurité

 

Contrôle d’accès. Idemia intègre le Spac


Publié le 10 févr. 2021 07:32:45

 

Idemia a confirmé que son entité « Terminaux Biométriques pour le contrôle d’accès », segment de marché sur lequel le groupe est le leader mondial, a rejoint Spac (Smart Physical Access Control) pour participer aux travaux de ce groupement créé en 2020, et partager, avec les autres membres, son expertise en matière de sécurité biométrique.

Rappelons que la naissance de Spac a été motivée par un contexte réglementaire en pleine évolution pour lutter contre les cybermenaces et cyberattaques, avec la mise en place des opérateurs d'importance vitale (OIV) dans le cadre de la Loi de Programmation Militaire en France, de la directive européenne NIS (Network and Information Security) demandant aux Etats membres de définir leurs Organismes de Services Essentiels (OES), du RGPD, du décret de la Cnil sur l'authentification biométrique pour le contrôle d'accès physique ou encore des schémas de certification liés à la mise en oeuvre du European Cybersecurity Act.

Dans ce contexte, Spac s’est donné pour mission de promouvoir le savoir-faire français et européen sur la sécurisation de bout en bout des solutions de contrôle d'accès physique aux bâtiments exigeant un haut niveau de sécurité physique et logique. Et veut faire du protocole de communication sécurisé SSCP (Smart Secure Communication Protocol), certifié CSPN par l’Anssi, un standard européen alternatif à OSDP (Open Supervised Device Protocol).

Spac regroupe déjà, outre Idemia, plusieurs acteurs français du contrôle d’accès et des structures comme le Pôle de compétitivité Safe Cluster ou l’Anssi.

 

Le belge Araani est devenue en moins de six ans leader sur le secteur de la détection incendiepar vidéo. Malgré une année difficile en raison de la crise sanitaire, elle continue sa politique d’innovation avec de nouveaux produits sur 2021 et cherche à embaucher des profils ingénieurs hautement qualifiés pour étendre sa couverture au niveau mondial. Pieter Claerhout (notre photo), son CEO, a répondu aux questions de PSM.

  • PSM : Comment Araani a traversé l’année 2020 ?

Pieter Claerhout : Comme beaucoup d’entreprises, l’année a été difficile, non pas par manque de projets ou d’opportunités commerciales, mais par la difficulté que nous avons rencontrée pour le recrutement de nouveaux collaborateurs. Nous avions prévu sept recrutements, mais nous n’en avons réalisé que cinq et sommes toujours en recherche de profils ingénieurs pour rejoindre nos équipes de R&D et de développement commercial. Nous avons néanmoins ouvert des bureaux à Dubaï et au Maroc, notre technologie suscitant un fort intérêt dans ces régions du monde.

  • PSM : En quoi votre technologie se distingue-t- elle des autres détecteurs incendie ?

Pieter Claerhout : C’est une technologie véritablement innovante qui présente un intérêt pour les industries pétrochimiques ou le secteur du recyclage. Nous utilisons des logiciels d’analyse vidéo extrêmement élaborés sur des caméras visibles pour la détection de fumée ou de flammes. Avec des détecteurs traditionnels, il faut attendre que la fumée atteigne les capteurs. Dans l’industrie, par exemple, sous de grandes hauteurs de plafond, cela peut prendre beaucoup de temps et le déclenchement de l’alarme peut être relativement tardif. Avec notre système, pas besoin de contact, ce qui signifie que le déclenchement est très rapide et l’opérateur peut immédiatement voir sur la vidéo de contrôle le lieu de départ de la fumée. En revanche, cette technologie demande des caméras de haute qualité et une installation précise. C’est la raison pour laquelle nous avons un partenariat étroit avec Axis Communication qui dispose des caméras les plus performantes pour ce type d’application. Une des exigences est, notamment, de pouvoir capter des fumées sous de très faibles luminosités, 5 lux, avec une bonne qualité d’image.

  • PSM : Quelle est votre cible essentielle ?

Pieter Claerhout : Nous touchons prioritairement des secteurs au sein desquels la détection précoce est vitale. Elle est particulièrement fine dans des lieux où la luminosité est faible et non uniforme. L’intérêt pour nos solutions est particulièrement fort dans des secteurs comme l’industrie, le secteur des déchets et du recyclage, confronté très régulièrement à des incendies, et tout particulièrement en France, les bâtiments historiques.

  • PSM : Comment procédez-vous pour la commercialisation de vos caméras ?
  • Retrouvez l’intégralité de cet entretien dans le dernier PSM 263 (janvier-février 2021).
 

Vidéosurveillance. Teledyne s’offre Flir


Publié le 27 janv. 2021 15:24:34

 

Après avoir échoué dans sa tentative de rachat du Français Photonis, le spécialiste des systèmes d’électronique, d'ingénierie et d'imagerie, a racheté pour 8 milliards de dollars le fabricant de caméras thermiques Flir Systems.

Teledyne, fondée en 1960, fournit notamment des systèmes et logiciels d'imagerie pour les secteurs de l'aéronautique et de la défense. De son côté, Flir, créée en 1978, propose des outils d'imagerie thermique et d'analyse des données recueillies, avec par exemple des drones, des systèmes de prises de températures ou des caméras de surveillance.

La transaction, qui doit encore recevoir le feu vert des autorités de la concurrence, devrait être finalisée d'ici mi-2021.

 

David Le Bellu est le nouveau regional sales manager France du spécialiste du cloud pour la sécurité, Eagle Eye Networks. Il a accepté de répondre aux questions de PSM.

PSM : Pouvez-vous nous présenter Eagle Eye Networks ?

David Le Bellu : La société a été créée en 2012 par Dean Drako et se positionne comme un spécialiste des solutions cloud pour la vidéosurveillance. Notre objectif est de concevoir, développer et commercialiser des outils cloud qui permettent de simplifier l’exploitation de la vidéosurveillance, tout en la sécurisant à moindre coût. Sécurisée car nous permettons d’isoler les caméras de l’internet. A moindre coût car, grâce à l’enregistrement dans le cloud, nous allégeons la partie informatique, le hardware, puisque les installations ne requièrent plus le déploiement de serveurs onéreux. Avec pour autre avantage de simplifier l’installation des réseaux de caméras. La partie la plus importante à propos d'Eagle Eye Networks est que nous n'avons pas besoin de remplacer du matériel existant, là où des caméras cloud dédiées devront être installées avec de nouvelles caméras. Nous travaillons avec plus de 3500 modèles de caméras analogiques et IP. Cela donne un avantage majeur par rapport aux autres fournisseurs de cloud.

PSM : Le recours au cloud a suscité, et suscite encore, certaines réticences, inquiétudes… Ne serait-ce qu’en matière d’accès aux données, par exemple. Pourquoi ? Comment pouvez-vous rassurer les utilisateurs finaux ?

David Le Bellu : Il est vrai que nous sommes encore confrontés à des freins, des a priori, dès qu’on parle du cloud. Cela s’explique par une certaine méconnaissance de la part des utilisateurs, des installateurs… Or, le cloud fait aujourd’hui partie de notre vie de tous les jours. Nous utilisons tous le cloud pour des raisons professionnelles ou privées. Notre rôle est donc d’éduquer le marché, de la rassurer, en lui prouvant que des opérateurs comme Eagle Eye Networks font de la sécurisation des données leur priorité. Nous disposons ainsi nos propres datacenters. Onze au total, dont trois en Europe. Par ailleurs, nous garantissons à nos utilisateurs qu’ils sont les seuls à pouvoir avoir accès aux images et à pouvoir décider qui a le droit d’y accéder. Enfin, il faut comprendre qu’à l’instar d’autres périodes qui ont vu se généraliser de nouvelles technologies – comme les NVR ou les caméras IP – les années à venir vont être celles du cloud et de sa généralisation dans le monde de la sécurité.

PSM : Vous avez rejoint Eagle Eye Networks il y a quelques semaines en tant que regional sales manager France. Quels sont vos objectifs ?

Eagle Eye Networks souhaite se développer sur le marché français, mais aussi en Espagne, en Afrique, au Moyen-Orient. Un de mes objectifs est de mettre en place une équipe commerciale afin de faire connaître la marque et de développer notre activité sur des marchés pour lesquels le cloud est tout à fait pertinent. Je pense évidemment aux entreprises multisites, au secteur du retail, aux collectivités locales et autres agglomérations… Tous ces marchés sont contraints de gérer des installations vidéo souvent très importantes, avec des contraintes sécuritaires très élevées. Nos solutions répondent à ces exigences. Elles sont simples à déployer, sécurisées, ouvertes, pour un coût finalement particulièrement concurrentiel. Si on prend l’exemple des agglomérations de communes, le cloud permet de mutualiser les investissements tout en maintenant séparées les installations… Je crois également fermement en l'intégration avec d'autres fabricants afin de créer des solutions de sécurité utiles pour les utilisateurs finaux. Pensez par exemple au contrôle d'accès intégré avec Salto où pour chaque événement de contrôle d'accès, une vidéo est enregistrée. Eagle Eye Networks est une plate-forme ouverte qui peut facilement s'intégrer à d'autres solutions. Récemment, nous avons annoncé un premier partenariat du genre avec Sitasys pour fournir une surveillance et une vidéosurveillance d'alarmes cloud intégrées.

 

Intégrateurs. Thésée DataCenter choisit Spie ICS


Publié le 27 janv. 2021 15:16:43

 

Pour assurer la sécurité d’un véritable bunker, le Français Thésée DataCenter, spécialiste des services d’hébergement de colocation (de quelques baies jusqu’à un bâtiment complet) neutre vis-à-vis des opérateurs télécom et des fournisseurs cloud, a fait appel à Spie ICS. Ainsi, Thésée DataCenter met aujourd’hui à disposition de ses clients privés et publics attachés à la sécurité et la souveraineté de leurs données, un datacenter de type « bunker » conforme à la norme Iso 2 700 et ultra-protégé : vidéosurveillance et biométrie, sécurité logicielle, sept niveaux d’accès physique minimum, système de détection incendie à très haute précocité…

C’est donc sur ce projet complexe que la société Spie ICS a été choisie par Thésée Datacenter pour intégrer et concevoir la sécurité du campus de datacenters de colocation 100 % français, certifié Tier IV et à faible impact environnemental. Spie ICS s’est vu confier les prestations de conseil et ingénierie avant intégration ainsi que l’installation des différents équipements techniques et de sûreté. La sécurisation du site est réalisée avec une infrastructure de sûreté à sept niveaux d’accès entre l’entrée sur le site et l’accès aux baies informatiques privatives ainsi que des points de passage obligés disposant des dernières technologies en termes de biométrie et de vidéosurveillance.