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Reconnaissance faciale. Bruxelles veut l’encadrer


Publié le 24 mars 2021 10:00:00

 

Le 21 avril, on devrait connaître la proposition de règlement pour encadrer l’intelligence artificielle  de la Commission européenne. IA dont une des applications, la reconnaissance faciale – fait toujours l’objet de nombreux débats et critiques.

L’IA – c’est une lapalissade – a profondément bouleversé le monde de la sécurité électronique et les usages des technologies et solutions développées par les acteurs du marché. L’une d’elles, la reconnaissance faciale est loin de faire l’unanimité. À tel point que les autorités européennes s’inquiètent de plus en plus des dévoiements possibles de l’IA et de cette reconnaissance faciale.

Rappelons que Bruxelles avait sérieusement envisagé d’imposer un moratoire quant à son utilisation, pendant une durée de trois à cinq, afin d’amener tous les acteurs concernés à réfléchir aux implications de cette technologie.

Quelle utilisation des données ?

La question au centre des débats est bien évidemment celle de l’utilisation des données collectées par les systèmes de reconnaissance faciale. Commet sont-elles exploitées ? Et à quelles fins ? Par qui ? L’Europe voudrait maintenir à tout prix la supervision humaine et imposer des normes techniques afin que ces outils soient constamment sous le contrôle de l’humain afin, qu’à tout moment, on puisse contrôler la qualité et la nature des données collectées et leur utilisation. Mettre l’humain au centre du système permettrait peut-être d’éviter les dérives liées à un traitement automatisées des données.

Par ailleurs, la Commission européenne voudrait que le recours à l’IA soit strictement encadré par certaines contraintes, pouvant varier selon les usages, et selon les risques en matières de données. Dans le viseur de la Commission figure donc la reconnaissance faciale mais aussi les systèmes d’identifications biométriques qui, en France, font déjà l’objet de contraintes strictes comme celles imposées par la Cnil ou le RGPD.

Rappelons qu'à la suite de la publication de son livre blanc sur l’intelligence artificielle en février 2020, la Commission européenne avait lancé une grande consultation auprès de toutes les parties prenantes sur le sujets : industriels, associations, autorités publiques. Les résultats, publiés en novembre 2020, étaient sans appel : 49 % des sondés déclaraient qu’il était nécessaire d’encadrer les utilisations possibles de la reconnaissance faciale et 28 % souhaitaient tout simplement l’interdire dans l’espace public.

© Getty Images

 

Publi Information

Vidéosurveillance dans l'usine d’incinération


Publié le 24 mars 2021 09:59:00

 

IPS Intelligent Video Software, la marque technologique de Securiton, équipe l'usine d'incinération des déchets d'EEW Energy du groupe Waste d'une technologie de vidéosurveillance moderne.  L'usine est l'une des plus grandes d'Allemagne.  Chaque année, entre 470 000 et 480 000 tonnes de déchets sont livrées et recyclées par un procédé à faibles émissions. 

L’objectif principal du groupe EEW n'était pas la sécurisation du site.  L’objectif principal était de surveiller les processus de production et de logistique, la détection précoce des situations dangereuses dans la chaîne de traitement des déchets et la documentation de la livraison.  

Securiton a gagné ce contrat et l’a réalisé avec le VideoManager d’IPS, un logiciel éprouvé.  Ainsi, avec le VideoManager d’IPS, la centrale peut observer toutes les étapes de livraison en direct et ainsi reconnaître à un stade précoce si, par exemple, des composants volumineux laissés négligemment dans les ordures endommagent ou même bloquent les systèmes de convoyage dans la chambre de combustion.  De plus, l'enregistrement vidéo permanent du VideoManager d’IPS permet de déterminer quel fournisseur est responsable en cas de mauvaise livraison. 

Le fonctionnement confortable et simple du VideoManager d’IPS fournit ainsi la vue d'ensemble nécessaire dans la chaine de traitement des ordures.  «Jusqu'à présent, nous n’avons eu que de très bonnes expériences avec le VideoManager d’IPS.  Les opérations sont plus confortables et nous avons très peu de messages système », a déclaré le directeur de production.  Le groupe EEW envisage maintenant d'utiliser le VideoManager d’IPS sur d'autres sites du groupe.

 

Intrusion. Sorhea ouvre sa filiale allemande


Publié le 24 mars 2021 09:58:00

 

Le spécialiste français de la protection périmétrique s’est imposé, depuis sa création en 1987, dans le monde de la lutte contre l’intrusion. Déjà présent à l’international - les solutions Sorhea équipent ainsi des sites stratégiques dans un grand nombre de pays tels que des sites militaires en Finlande, des établissements pénitentiaires au Mexique, ou le sarcophage de Tchernobyl en Ukraine - l’entreprise veut se concentrer sur le marché européen et se développer notamment sur les marchés allemand, belge, suisse et espagnol. C’est dans cet objectif que Sorhea vient d’ouvrir une filiale en Allemagne, à Francfort-sur-le-Main, dirigée par Heiko Viehweger (notre photo). Déjà présent en Allemagne, Sorhea y équipe plusieurs sites sensibles dans le transport (Deutsche Bahn) et l’industrie (Mercedes, Henkel, Bosch, Siemens), mais également des lieux à haut risque comme des centrales nucléaires ou des sites militaires.

« Notre volonté est de faire de l’Allemagne notre second marché derrière la France. Nous escomptons décrocher entre 15 et 20 projets par an d’ici 2022. Le marché allemand représente un énorme potentiel, car de nombreux sites ne sont pas encore équipés de dispositifs de protection évolués », explique Christian Valette, directeur général de Sorhea. De son côté, Benjamin Tate, directeur du développement international de Sorhea, ajoute : « Nous ne souhaitons pas seulement nous développer en Allemagne, mais véritablement nous implanter avec tout le savoir-faire de nos équipes techniques et commerciales sur place, c’est pourquoi nous avons créé une filiale allemande dédiée, garante de la qualité de nos solutions et de nos services. »

Par ailleurs, dans les mois qui viennent, l’entreprise va partir à la rencontre de ses clients et prospects grâce à un roadshow de juin à septembre prochains.  En outre, pour assurer le contact et l’information à distance, des webinaires seront également proposés et l’ensemble des gammes de produits sont déjà disponibles sur le site www.sorhea.com/de.

 

La ville de Suresnes (92) a lancé un test afin d’expérimenter, grâce à ses caméras dômes, la détection de comportements suspects grâce à des caméras associées à un algorithme d’IA. Pour ce faire, la ville collabore avec le Français XXII Group qui pourra ainsi, dans le cadre de ce test « grandeur nature », continuer à développer sa solution. Si l’IA permet de détecter des anomalies, situations… préalablement paramétrées, l’humain conserve le pouvoir de décision. Comme l’a expliqué William Eldin, président directeur général de XXII Group à notre confrère Actu.fr : « C’est l’opérateur qui doit décider que, par exemple, si dans une zone de la caméra, un groupe de personnes reste tant de temps figé à telle heure, qu’un attroupement se forme ou autre, il s’agit d’un comportement suspect qui sera détecté. »

L’objectif du test de se limite pas à la seule sécurité. Il doit aussi permettre à XXII Group d’explorer et fiabiliser de nouvelles applications de sa solution comme la gestion de l’éclairage urbain, la lutte contre la dépose sauvage d’ordures, la gestion des feux tricolores…

 

Stéphane Volant, président du Club des directeurs de sécurité des entreprises (CDSE) et Dominique Bussereau, président de l’Assemblée des départements de France (ADF) ont signé, fin février, une convention de partenariat dans le but de renforcer leurs échanges, avec un partage de leurs réflexions et l’élaboration d’actions communes concernant leurs thématiques partagées en matière de sécurité des territoires.

La convention prévoit ainsi que le CDSE soit associé aux travaux 2021-2022 du groupe de travail prévention de la délinquance de l’ADF, ainsi qu’à tous travaux d’étude avec les élus et directeurs départementaux. Les deux organisations entendent également échanger sur tout texte législatif ou réglementaire susceptible d’avoir un impact sur leurs activités.

« En signant cette convention de partenariat, l’ADF et le CDSE concrétisent un désir commun de collaboration esquissé par la participation de Dominique Bussereau à l’édition 2019 de notre colloque, souligne Stéphane Volant (notre photo). Cet évènement présentait la sécurité comme un atout pour l’économie des territoires, un enjeux clé de l’attractivité territoriale en même temps qu’un levier de croissance. À ce titre, les élus membres de l’ADF et les directeurs de la sécurité-sûreté des entreprises sont incontestablement devenus des maillons forts de la chaîne de sécurité globale : ces derniers prennent toute leur part à la protection de leurs concitoyens - qu’ils soient électeurs, salariés ou clients – et de leurs territoires. Avec ce partenariat, ils disposent désormais d’un forum pour échanger et réfléchir ensemble à leurs problématiques communes. »

De son côté, Dominique Bussereau, ajoute : « Enjeu clé de l’attractivité des territoires, la sécurité est indiscutablement un facteur de leurs développements. Elle génère de la confiance pour que les populations s’y établissent ou pour qu’une économie touristique y soit pérenne. Les notions de sécurité touchent les Départements dans leur fonctionnement quotidien. Cybersécurité, prévention de la radicalisation, sécurité des emprises bâtimentaires - au premier rang desquelles les collèges - sont en évolution rapide et méritent des échanges et une réflexion permanente. Ainsi la convention est un levier pour faciliter et développer des synergies déjà existantes, au bénéfice de l’ensemble des Départements de France. »