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Toutes les actualités pour les professionnels de la Sûreté et de la Sécurité

 

Triste constat : la dernière édition du « Baromètre Fiducial de la Sécurité des Français » * fait apparaître une baisse significative de la confiance accordée au gouvernement notamment en matière de menaces terroristes. Dans ce domaine, la confiance atteint ce trimestre le niveau le plus bas jamais enregistré depuis sa création en 2016 : seuls 26 % des Français ont encore confiance dans le gouvernement pour les protéger de la menace terroriste, une baisse de 7 points en une semaine et de 18 points en trois mois.

Par ailleurs, en ce qui concerne la capacité du gouvernement à assurer la sécurité du quotidien, 21 % lui accordent encore leur confiance pour assurer leur sécurité́ en matière de délinquance, cambriolage et agression.

Défiance générale d’autant plus problématique que le sentiment d’insécurité́ des Français reste au plus haut. 67 % d’entre eux se sentent souvent ou de temps en temps en insécurité́, un niveau équivalent au record enregistré en juillet dernier (68 %).

Présence renforcée des forces de l’ordre

Les transports (62 %), la rue (56 %), les gares et aéroports (48 %) ou encore les centres commerciaux (39 %), sont les lieux dans lesquels le sentiment d’insécurité des Français est particulièrement élevé. Ils déplorent que les forces de l’ordre ne soient pas suffisamment présentes et visibles. Ce manquement se fait particulièrement ressentir dans les quartiers difficiles (83 %) et la nuit (80 %). Les Français estiment également que les forces de l’ordre sont insuffisamment présentes à proximité́ des écoles (61 %), proche de chez eux (60 %) et autour des lieux de cultes (57 %). Ils reconnaissent une présence suffisante uniquement lors d’évènements rassemblant du public et sur les lieux touristiques.

Enfin, 71 % des personnes interrogées sont favorables à ce que les policiers municipaux soient habilités à délivrer ces amendes forfaitaires. Et 43 % estiment que cette mission peut être déléguée aux agents de sécurité.

* Enquête réalisée par Odoxa pour Fiducial

© Getty Images

 

 

OIV/Sites sensibles. Alliance entre Teréga et Thales


Publié le 2 déc. 2020 11:54:00

 

Le géant français des technologies de pointe pour la sécurité et Teréga, opérateur gazier, ont signé un accord portant sur la mise en œuvre par Thales d’une solution de surveillance du réseau de transport de gaz de Teréga au moyen de drones sur de longues distances. Objectif de cette alliance : faciliter et sécuriser l’utilisation de drones pour la surveillance d’infrastructures hors de portée de vue, à réduire l’impact environnemental et le coût des opérations tout en apportant un niveau de service encore amélioré.

Concrètement, le protocole d’accord entre Teréga et Thales vise à mettre en œuvre les solutions techniques autorisant les vols dans le respect de la réglementation française et européenne. Ces solutions, développées par Thales, rendront possible la surveillance par drone de 50 % de la partie du réseau de plus de 5 000 km de canalisations de gaz de Teréga. À terme, le développement de ce projet permettra de limiter l’usage des avions et hélicoptères aujourd’hui utilisés par Teréga, limitant ainsi l’impact environnemental et réduisant les coûts des opérations tout en augmentant la fréquence de la surveillance des infrastructures. Les premiers essais ont débuté mi-novembre 2020 sur des zones inhabitées.

Grâce à ses savoir-faire et son expertise - comme les « trackers » capables d'identifier, de suivre et de contrôler les drones de manière sûre et sécurisée ; les solutions de « geocaging », développées avec le soutien de la Direction générale de l’Aviation Civile pour garantir le confinement du vol des drones dans le volume dans lequel ils ont été autorisés à voler… - Thales est capable d’assurer l’identification du drone et la sécurisation de sa trajectoire dans un volume donné ainsi que le maintien de sa capacité de navigation.

© Thales

 

Intrusion. Premiers sites pilotes pour le Français Epsi


Publié le 2 déc. 2020 11:53:11

 

Le spécialiste de la surveillance radar pour la protection des sites vient de démarrer l’équipement des premiers sites pilotes d’un nouveau client, acteur incontournable du secteur de l’énergie sur le territoire national, en technologie radar, pour en assurer la protection. Le déploiement sur le reste des sites de ce client est en cours et se poursuivra sur les prochains mois.

Comme le rappelle Frédéric Chaumeil (notre photo), son directeur, « Epsi est le seul concepteur et fabricant français de cette technologie radar pour la surveillance de sites sensibles. Un atout de taille sur un marché de la sécurité qui place bien souvent la souveraineté comme un critère prédominant. »

Développements

Ce projet va aussi permettre à Epsi d’accélérer son développement. Tant du point de vue humain qu’en matière de production. Ainsi, sur les prochains mois, l’entreprise va recruter cinq nouveaux collaborateurs afin de renforcer son équipe du développement logiciel et system radar. A savoir : trois ingénieurs logiciels, un ingénieur système radar, un Docteur ingénieur en traitement de signal

Parallèlement et en complément de ces recrutements, Epsi a doublé la surface de ses locaux situés en région toulousaine, passant de 300 à 600 m² dédiés à la partie bureau d’études de son activité.

Enfin et compte-tenu du fait qu’Epsi fait également face à une montée en cadence très forte sur son site de production de Limoges, la société a fait appel aux services de YMCA Services, une entreprise forte de 300 salariés et spécialisée dans les secteurs du montage électromécanique et du câblage, pour intégrer les systèmes radars nomades d’Epsi à des solutions nomades (remorques, containers, etc.).

 

ATM Group Sécurité, filiale de Delta Drone, a été retenu par le Ministère de la Justice à l’issue d’un appel d’offres public portant notamment sur la gestion de la sécurité de dix tribunaux situés en Rhône-Alpes. Montant du contrat d’une durée de quatre ans : environ 1,5 million d’euros.

Né de sa fusion avec Aer’Ness Security, ATM Group Sécurité constitue aujourd’hui la principale entité du « pôle sécurité privée traditionnelle » au sein de la banche « services associés » du Groupe Delta Drone. Avec pour objectif : s’inscrire dans la stratégie de « dronification » du secteur de la sécurité, qui vise à combiner moyens traditionnels et outils technologiques au service d’une plus grande efficacité des moyens mis en œuvre. Illustrant cette approche, les solutions ISS Spotter (systèmes de drones automatiques et filaires) de Delta Drone sont actuellement réalisées pour des grandes entreprises et services de l’Etat et des collectivités publiques afin de démontrer l’intérêt de moyens combinés de sécurité privée. Avec un certain succès en France et à l’étranger puisque quelques mois après son lancement commercial, près de dix systèmes ISS Spotter devraient être installés ou en voie de l’être à la fin de l’année.

 

Fin septembre, le groupe Vitaprotech, spécialiste des solutions de sécurité, annonçait le rachat du Français Recas. Acquisition qui venait s’ajouter aux précédentes opérations de croissance externe qui ont vu le groupe dirigé par Éric Thord (notre photo) reprendre ARD, TDSi et Vauban Systems.

• PSM : Quelles sont les raisons qui ont présidé au rachat de Recas par le groupe Vitaprotech ?
Eric Thord : Nous avons la volonté de nous développer sur le marché de la vidéosurveillance dans le cloud et de constituer, au sein du groupe, un pôle dédié à ce type de solutions. Recas répond pleinement à cette ambition : positionner le groupe Vitaprotech comme un offreur de technologies Full Web afin de proposer des services de sécurité dans le cloud. Dans nos métiers, on a de plus en plus recours à de l’IA, à de l’analyse vidéo appliquée à la reconnaissance faciale ou d’objets… Et, sur ce type de technologies, Recas peut faire valoir un réel savoir-faire puisqu’il propose des solutions très avancées d’analyse en temps réel ou d’élucidation. Vitaprotech est organisé autour de deux pôles : PIDS (Perimeter Intrusion Detection Systems) et Access. Les nouvelles technologies de Recas ne sont pas utilisées que dans la vidéosurveillance. Elles sont de plus en plus présentes dans le contrôle d’accès et l’intrusion. Et nous croyons fermement, chez Vitaprotech, que le Deep Learning sera un bon levier pour lancer de nouvelles offres dans nos métiers de la sécurité.

• PSM : Le marché de la vidéosurveillance est très concurrentiel. Quelle est la bonne stratégie pour y entrer ?
Eric Thord : On ne peut plus aujourd’hui approcher les métiers de la vidéosurveillance par le biais des matériels, le hardware. Il est trusté par des géants chinois avec lesquels on ne peut pas lutter, ne serait-ce qu’en matière tarifaire. Le meilleur moyen est, selon nous, de concevoir une sécurité assistée par la vidéosurveillance « as a service » et donc de développer une offre de services, d’outils à forte valeur ajoutée. L’enjeu de la vidéosurveillance ne se situe pas au niveau des caméras, mais au niveau de l’écosystème sécurité dans lequel s’inscrit la caméra. Tout l’enjeu, grâce à l’IA par exemple, est de développer une solution qui permettra d’unifier les différents métiers de l’écosystème de la sécurité : contrôle d’accès, intrusion, détection, vidéo… via une plateforme unifiée, assez similaire à un VMS ou un hyperviseur. C’est ce vers quoi nous voulons tendre et l’acquisition de Recas devrait nous y aider.

• PSM : Il y a environ un an, lors d’un précédent entretien, Vitaprotech affichait de fortes ambitions, notamment en matière de croissance du chiffre d’affaires du groupe. Sont-elles toujours d’actualité ?
Eric Thord : Nous voulons toujours atteindre un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros en 2024. C’est d’autant plus envisageable que malgré la crise du Coronavirus, qui a certes, et comme pour beaucoup, provoqué un fléchissement de notre activité, nous avons très vite renoué avec des résultats similaires à ceux de 2019 pour les mois de septembre et d’octobre. Outre cet aspect financier de la crise, nous avons aussi su accompagner nos partenaires – fournisseurs et intégrateurs – pour les aider à franchir le cap en leur accordant certaines facilités en matière de paiement et faisant nous-mêmes des efforts pour payer le plus vite possible nos fournisseurs afin de ne pas les fragiliser encore plus.