Espace abonné
Mon panier
 

Toutes les actualités pour les professionnels de la Sûreté et de la Sécurité

 

Drones. Azur Drones lève 9 millions d’euros


Publié le 5 juin 2019 15:53:56

 

Le Français, un des leaders européens du drone autonome, a finalisé trois levées de fonds successives, d’un montant total de 9 millions d’euros, auprès d’un investisseur privé français. Le groupe a ainsi levé près de 20 millions d’euros en à peine trois ans.
La dernière levée de fonds, qui survient quelques semaines après l’arrivée de Nicolas Billecocq au poste de Directeur Général, doit permettre à Azur Drones d’assoir son leadership sur le segment du drone autonome – grâce à sa solution Skeyetech - et de soutenir son expansion à l’international. La société prévoit notamment le renforcement de l’équipe commerciale dédiée à l’export et l’ouverture d’un bureau à Dubaï.

La société souhaite ainsi faire du drone autonome le standard sur le marché de la sécurité, en France comme à l’international. Basé à Mérignac, Azur Drones collabore déjà avec des grands donneurs d’ordres en Europe et au Moyen-Orient et ambitionne de gagner de nouveaux contrats dans ces zones, ainsi qu’aux Etats-Unis et en Asie.
« Ce soutien financier exceptionnel et de confiance va nous permettre de poursuivre la Recherche & Développement sur le système Skeyetech, et donc de garder notre avance technologique décisive. Cela passera par de nouveaux développements inédits liés à l’intelligence artificielle pour rendre notre drone encore plus autonome et lui ajouter de nouvelles fonctionnalités opérationnelles », précise Jean-Marc Crépin, CEO d’Azur Drones.

Faire avancer la réglementation

Par ailleurs, et grâce à ces nouveaux fonds, Azur Drones va pouvoir continuer ses efforts pour faire avancer la réglementation drone. En effet, la société collabore avec les autorités de l’aviation civile pour rendre possible l’utilisation des drones autonomes à l’échelle mondiale.

Le drone Skeyetech a ainsi été, en début d’année, homologué la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC) pour un système de drone automatisé sans télépilote certifié. Il peut ainsi voler en France au-dessus de sites privés, hors vue directe, de jour comme de nuit, en agglomération, sous la simple supervision d’un téléopérateur.
La société, qui a rejoint la Drone Alliance Europe en avril dernier, est déjà en discussion avec d’autres autorités afin d’obtenir des homologations équivalentes dans plusieurs autres pays et conforter ainsi son avance sur le marché.

 

Le CDSE LAB, laboratoire d’idées du Club des Directeurs de Sécurité et de Sûreté des Entreprises, organise, le 4 juillet prochain, la deuxième édition de L’Odyssée, une expérience immersive et didactique autour d’innovations françaises et européennes. Thème de cette année : « Confiance, Nouvelles Technologies & Sécurité ».
Cette Odyssée vous propose, en partenariat avec Thales, d’accompagner les participants dans une expérience immersive et didactique afin de découvrir innovations et de start-ups autour de technologies utilisant la blockchain, l’intelligence artificielle ou encore l’internet des objets, etc. Le parcours, d’une durée d’1 h 40, s’effectuera par groupes d’une dizaine de personnes. Accompagnées par un membre du CDSE  LAB, d’entreprises innovantes ou de start-ups.
> En plus du parcours, les participants pourront profiter :
•    d’un espace Cybersécurité avec son Escape Game ;
•    d’un espace de Net Working avec restauration permanente ;
•    d’une salle à remonter dans le temps où vous pourrez retrouver les 3 projets emblématiques de l’ édition de l’Odyssée du LAB 2018 ;
•    d’une terrasse avec une vue à 360° sur Paris.
> Inscriptions (nombre de places très limité) : ici
> Où ?
Le Dernier étage
11, rue Forest
75018 Paris

 

Par 8 voix contre 1, son conseil municipal a interdit le recours à la reconnaissance faciale par les agences gouvernementales et la police. En conséquence, lesdites polices et agences gouvernementales ne pourront plus, d’ici un mois, utiliser cette technologie qui permet de reconnaître et d’identifier un individu grâce à une photo ou une vidéo.

Par ailleurs, le texte « Stop Secret Surveillance Ordinance » (ordonnance pour l’arrêt de la surveillance secrète) voté par la ville de San Francisco, impose aux organismes municipaux qui voudraient utiliser les technologies de surveillance, d’obtenir une autorisation et de mettre place des audits pour évaluer les dispositifs déjà installés.

Une décision inédite

Dans le contexte nord-américain, la décision de la ville californienne est totalement inédite. Car, malgré les débats qu’elle suscite et l’opposition nette des organisations de défense des droits civiques, la reconnaissance faciale est à la mode Outre-Atlantique. Rappelons, à titre d’exemple, que l’administration américaine a décidé, tout récemment, d’imposer à tous les aéroports américains l’utilisation de la reconnaissance faciale afin que 97 % des passagers, de tous les aéroports, se soumettent à la reconnaissance faciale.

Or, selon une récente étude du prestigieux MIT, dans 19 % des cas, un système de reconnaissance faciale a pris des femmes pour des hommes. Ce pourcentage passe à 31 % lorsque les femmes ont la peau foncée… D’autres tests à grande échelle menés aux États-Unis se sont aussi soldés par un échec. Ainsi, un système testé sur le pont Robert-Kennedy (ou Triborough Bridge) à New York, afin de reconnaître des visages parmi les 900 000 véhicules qui empruntent le pont chaque jour, n’en a reconnu aucun…

 

Gestion des accès. Vitaprotech reprend ARD


Publié le 20 mai 2019 12:40:15

 

Avec cette acquisition, le spécialiste la sécurisation et la gestion des accès des OIV renforce sa position sur son marché. Et se diversifie. Cette acquisition permettrait donc au groupe Vitaprotech, soutenu par BPI France et Eurazeo PME depuis juillet 2018, et selon un communiqué de presse, de devenir leader sur le marché français de la sécurité des bâtiments et de renforcer sa présence notamment dans les secteurs de l’éducation et de la santé.

Dans un groupe où la R&D fait partie intégrante de la stratégie de croissance – Vitaprotech y consacre 8 % de son chiffre d’affaires – les 15 ingénieurs ARD viendront renforcer une équipe déjà constituée de 35 ingénieurs.

En outre, Til Technologies, filiale de Vitaprotech, bénéficiera des infrastructures de production et de logistique de ARD dans ses locaux de Gap.

Nouvelle compétence

Par ailleurs, l’off re de produits et de services du groupe se verra enrichie de produits complémentaires bien positionnés sur leurs marchés, d’une nouvelle compétence en monétique ainsi que d’une offre mécatronique. Des développements en commun permettront aussi de répondre aux besoins technologiques suscités par la digitalisation des métiers de la sécurité.

Parallèlement, ARD et ses clients pourront profiter du savoir-faire, des infrastructures et des technologies de Vitaprotech. Notamment :

• les systèmes de détection périmétrique d’intrusions, conçus par Sorhea et Eurocloture Security, ainsi que logiciels d’analyse vidéo intelligente développés par Protech Videowave,

• les infrastructures de formation des installateurs et des utilisateurs finaux,

• un accès aux marchés étrangers.

 

Véritable serpent de mer du monde de la sécurité privée, la fusion entre le Snes et l’USP est plus que jamais à l’ordre du jour. En effet, d’ici fin juin, les deux syndicats devraient ne plus en former qu’un seul pour défendre d’une seule voix les intérêts du secteur et travailler avec l’État.

Le Snes, présidé par Pascal Pech, et l’USP, présidée par Claude Tarlet, souhaitent se rapprocher pour faire face aux enjeux que va devoir affronter, dans les années qui viennent, le monde de la sécurité privée. Et ils sont nombreux.

Tout d’abord, cette fusion devrait permettre au Snes et à l’USP d’être en position de force pour faire face à l’effondrement des marges avec la fin du CICE et relancer le dialogue social. Un syndicat unique pourrait aussi être un excellent levier afin de lutter contre le moins-disant et la guerre des prix à laquelle se livrent certains prestataires, véritable mal endémique du secteur, en parlant d’une seule voix aux donneurs d’ordres. « Une fois unie, la profession pourra parler d’une seule voix puissante face à l’Administration, au pouvoir politique et aux entreprises clientes, confirme Claude Tarlet. Nous serons mieux écoutés dans le processus de concertation préalable à l'élaboration de nouveaux textes réglementaires. »

Par ailleurs, l’union devrait permettre aux professionnels de la sécurité privée de gagner en crédibilité face aux pouvoirs publics, tout en accroissant leur influence. « La dualité des organisations nous est nuisible, insiste Pascal Pech. Le rassemblement sera source d'un renforcement de nos énergies. La profession a aujourd'hui atteint une limite et nous partageons le constat qu'elle a besoin d'aller plus loin. »

Pour organiser la fusion, un comité de pilotage a été créé afin de rédiger les statuts du syndicat unique et des modalités de la fusion. Ensuite, le 9 mai, les assemblées générales du Snes et de l’USP ont voté leur liquidation respective pour créer une organisation commune dont la naissance devrait être actée le 5 juin prochain.

Le GPMSE fusionne aussi

Même si elle ne situe pas au même niveau et n'implique par les mêmes enjeux que la fusion du Snes et de l'USP, la fusion entre le GPMSE et l’USP Technologies avait été, pour la première fois, annoncée par Claude Tarlet en janvier dernier, à l’occasion des voeux de la Fédération française pour la sécurité privée (FFSP). Jean-Christophe Chwat, vice-président de la FFSP et président du GPMSE Fédération, explique : « Grâce à ce mariage, notre image de syndicat professionnel représentatif des télésurveilleurs, sur l’Hexagone mais également des installateurs ‘’pur-player’’, va certes être renforcée, mais surtout, à la faveur de cette union avec l’USP Technologies, nous allons représenter une partie des industriels opérant sur le marché de la sécurité électronique. Cette union est donc une formidable opportunité pour mieux relever les défis de la profession, face à un marché en pleine évolution. »