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Toutes les actualités pour les professionnels de la Sûreté et de la Sécurité

 

Un poste de commandement (PC) de sécurité est une salle d'opérations constituée dans le but d'assurer la coordination des actions nécessaires au bon fonctionnement de l'entreprise, en temps normal ainsi qu'en modalité dégradée, qu'elle qu'en soit l'intensité de cette dégradation.

Les étapes préalables doivent tenir compte de cette finalité. La première étape consiste à définir les spécificités du PC, à savoir son cycle de fonctionnement, qui peut être continue ou non ou bien avec des phases de veille opérationnelle. On passe ensuite à la conception préliminaire qui constitue une première ébauche, une sorte de brouillon de ce que pourrait être le PC correspondant aux besoins. La troisième phase est la conception détaillée, qui elle-même se décline en sous-phases en fonction du niveau de détail requis, en partant de la planimétrie jusqu'à l'ergonomie des postes ou la configuration techniques des moyens et des SI.

PC sécurité et gestion de crise sur le même site

Les étapes sont entrecoupées de plans d'intégration qui constituent la jonction entre deux étapes en amont et de tests de validation en aval. Cette méthode de travail est particulièrement nécessaire sur les projets complexes telle que la Tour Libeskin, un gratte-ciel de 175 mètres en phase de construction à Milan en Italie (la troisième tour du projet CityLife) qui abritera les locaux milanais du groupe PwC.

« Nous recommandons presque toujours que la cellule de gestion de crise et le PC de sécurité soient situés sur le même emplacement, explique Angela Pietrantoni, General Manager pour l’Italie chez Kelony. La cellule de gestion de crise, un élément éminemment stratégique de prise de décision, qui alors qu'une crise majeure survient, peut utilement utiliser les capacités du PC de sécurité. Le PC devient alors le bras armé de la cellule de gestion de crise. » Avant de conclure : « Ce concept de mise en facteur commun de l'ensemble des éléments nécessaires, s'appelle C4ED chez Kelony (Crisis Command Control Centre for Emergency and Decision). C'est la solution retenue pour la Tour Libeskin, en cours de réalisation. »

 

Groupements professionnels. L’ADMS rejoint la FFPS


Publié le 29 oct. 2019 15:27:00

 

Il y a quelques semaines l’Association nationale des métiers de la sécurité (ADMS), présidée par Danièle Meslier, a rejoint la Fédération française de la sécurité (FFSP), dont Claude Tarlet est le président.

« C’est un moment important dans la vie de l’ADMS, souligne Danièle Meslier. Une étape importante pour nos adhérents et pour l’évolution de notre association. Rejoindre la fédération dirigée par Claude Tarlet va nous permettre de travailler avec toutes les organisations qui font partie de la FFSP. »

Concrètement, désormais, l’ADMS va pouvoir participer à différents groupes de travail qui lui permettront d’échanger avec d’autres professionnels des métiers de la sécurité. « Cela correspond à l’ADN de l’ADMS qui depuis vingt ans, en rassemblant des membres venus de tous horizons, cherchent à faire dialoguer tout le monde, sur les sujets qui concernent la vie de nos métiers, et aider à l’émergence de la sécurité de demain. Nous allons retrouver à la FFSP ce même désir de discuter, d’échanger sur des sujets qui nous tiennent aussi à cœur, et depuis de longues années, comme la lutte contre le travail illégal dans nos métiers et filières », ajoute Danièle Meslier.

Déjà des projets

Si pour accueillir des organisations professionnelles autres que celles issues de la sécurité privée, la FFSP a dû changer dernièrement ses statuts, l’ADMS va continuer à mener sa vie propre. « Nous allons en effet poursuivre notre travail afin d’apporter des réponses concrètes aux besoins et problématiques de terrain de nos adhérents. Mais nous allons aussi travailler conjointement avec la FFSP pour animer la vie de notre secteur. Nous avons ainsi déjà validé un atelier sur le Livre blanc de la sécurité intérieur qui se tiendra d’ici fin 2019. Et d’autres sont à l’étude », conclut Danièle Meslier.

  • La parole à Danièle Meslier, présidente de l'ADMS

« Nous rejoignons la fédération en tant que membre associé. Ce qui va nous permettre de rejoindre l’écosystème des métiers de la sécurité, tout en gardant notre indépendance, à laquelle nous tenons beaucoup et qui a souvent fait notre force. Cela va nous permettre d’aller à la rencontre d’autres professionnels, représentant leurs métiers et savoir-faire, et de réfléchir au futur de notre profession. Surtout à l’heure actuelle où le monde de la sécurité connaît d’importants changements. Le travail illégal est un vrai fléau. Il faut continuer à se battre. Mais l’ADMS va se lancer dans d’autres actions comme celle de la représentativité patronale. Un sujet très important à l’heure où de nombreux groupements professionnels se rapprochent. »

 

Télésurveillance. Brink’s et Sotel négocient


Publié le 29 oct. 2019 15:23:00

 

Vers une cession de la filiale télésurveillance de Brink’s ? Il semblerait que ce soit le cas puisque Brink’s a ouvert des négociations exclusives avec le groupe Sotel pour la cession de Brink’s Téléservices, filiale du groupe Brink’s spécialisée dans les activités de télésurveillance professionnelle. Brink’s Téléservices réalise un chiffre d’affaires de 4,7 millions d’euros en 2018 et emploie 41 salariés sur deux stations de télésurveillance (Paris et Toulouse). Brink’s  entend ainsi finaliser sa stratégie de recentrage sur son coeur de métier et confier, à l’un des acteurs majeurs du marché, la télésurveillance de son réseau d’agences et de sa flotte de véhicules.

Sotel, chiffre d’affaires Groupe de 16 millions d’euros en 2018, confirmerait ainsi son ambition de développement après les acquisitions récentes de SCS et AG Veille en visant le renforcement de sa position sur ses marchés stratégiques : télésurveillance, installation de systèmes d’alarme, interventions de sécurité et formation.

 

On va enfin expérimenter la reconnaissance faciale ! En effet, en collaboration avec la Commission nationale Informatique et Libertés (Cnil), le secrétaire d'État au numérique, Cédric 0, a proposé de créer une instance de supervision et d’évaluation des expérimentations pour la reconnaissance faciale. Cette instance serait composée de membres issus de différentes administrations et régulateurs, sous la supervision de chercheurs et de citoyens.

Annonce qui devrait satisfaire les sociétés travaillant sur la reconnaissance faciale, qui espéraient depuis longtemps le droit à l’expérimentation pour améliorer leurs solutions. Actuellement, selon notre confrère Le Monde, une dizaine d’expérimentations seraient en cours en France.

 

Cela ne surprendra personne : en matière de vidéosurveillance, les Chinois sont les plus surveillés au monde. Mais, ailleurs sur la planète, Australiens, Américains, Emiratis, Indien, Anglais… sont eux aussi filmés constamment. C’est ce que révèle une enquête publiée par le site Comparitech.

Ainsi, si on prend pour base le nombre de caméras pour 1 000 habitants, parmi les 15 premières villes, on ne dénombre pas moins 9 villes de l’Empire du milieu, dont 5 aux 5 premières places. Londres se classe 6ème.

Outre les cités chinoises et Londres, le classement est complété par Atlanta (Georgie, E-U) et Chicago (Illinois, EU), Singapour, Abu Dhabi (Emirats arabes unis) et Sydney (Australie). Les villes du continent européen, hormis Londres, au plus fort taux, sont Berlin et Moscou.

Les deux seules villes françaises du classement réalisé par Comparitech, Paris et Nice font pale figure par rapport aux autres : avec une moyenne de 3,06 caméras pour 1 000 habitants à Paris, et de 2,28 pour Nice.

Comme le précise Comparitech, la Chine devrait disposer de 626 millions de caméras de vidéosurveillance d’ici à 2020.

> Les vingt villes les plus surveillées du monde (nombre de caméras pour mille habitants)

  • Chongqing (Chine) : 2 579 890 caméras pour 15 354 067 habitants, soit 168,03 caméras pour 1 000 hab.
  • Shenzhen (Chine) : 1 929 600 caméras pour 12 128 721 habitants, soit 159,09 caméras pour 1 000 hab.
  • Shanghai (Chine) : 2 985 984 caméras pour 26 317 104 habitants, soit 113,46 caméras pour 1 000 hab.
  • Tianjin (Chine) : 1,244 160 caméras pour 13 396 402 habitants, soit 92,87 caméras pour 1 000 hab.
  • Ji’nan (Chine) : 540 463 caméras pour 7 321 200 habitants, soit 73,82 caméras pour 1 000 hab.
  • Londres (Angleterre) : 627 707 caméras pour 9 176 530 habitants, soit 68,40 caméras pour 1 000 hab.
  • Wuhan (Chine) : 500 000 caméras pour 8 266 273 habitants, soit 60,49 cameras caméras pour 1 000 hab.
  • Guangzhou (Chine) : 684 000 caméras pour 12 967 862 habitants, soit 52,75 caméras pour 1 000 hab.
  • Beijing (Chine) : 800 000 caméras pour 20 035 455 habitants, soit 39,93 caméras pour 1 000 hab.
  • Atlanta (EU) : 7 800 caméras pour 501 178 habitants, soit 15,56 caméras pour 1 000 hab.
  • Singapour : 86 000 caméras pour 5 638 676 habitants, soit 15,25 caméras pour 1 000 hab.
  • Abu Dhabi (Emirats arabes unis) : 20 000 caméras pour 1 452 057 habitants, soit 13,77 caméras pour 1 000 hab.
  • Chicago (Etats-Unis) : 35 000 caméras pour 2 679 044 habitants, soit 13,06 caméras pour 1 000 hab.
  • Urumqi (Chine) : 43 394 caméras pour 3 500 000 habitants, soit 12,40 caméras pour 1 000 hab.
  • Sydney (Australie) : 60,000 caméras pour 4,859,432 habitants, soit 12,35 caméras pour 1 000 hab.