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Post-covid/Métiers de la sécurité


Publié le 7 juil. 2020 15:12:53

 

« L’avenir est incertain pour beaucoup. En ce moment, certaines entreprises du secteur de la sécurité vivent encore grâce aux prêts qu’elles ont contractés et qu’elles devront bientôt rembourser¨ » constate Danièle Meslier, la présidente de l’Association Nationale des Métiers de la Sécurité (ADMS). « Et on peut légitimement se demander comment elles vont faire pour y parvenir compte tenu du contexte économique actuel. »

Certains professionnels doivent même être très inquiets. « Pour la surveillance humaine, les adhérents de l’ADMS tributaires de secteurs d’activité particulièrement touchés par le coronavirus et les deux mois de confinement, sont très fragilisés » poursuit Danièle Meslier. « Je pense au monde de l’événementiel, les musées, l'aéroportuaire… Leurs fermetures et leurs reprises d’activité lentes et difficiles a complètement “plombé” la trésorerie de ces entreprises. En revanche, d’autres ont pu se réjouir d’avoir vu leurs principaux clients, comme la grande distribution portant sur l'alimentaire, continuer à travailler pendant le confinement. Pour d'autres, l'arrêt de certains contrats et l'arrivée de nouveaux clients ont permis d'équilibrer. La gestion du personnel a été très compliquée face à ces changements. »

Manque flagrant de reconnaissance

La pénurie de masques, faut-il le rappeler, aura joué un rôle crucial dans la dégradation de l’activité de certaines entreprises entre autres, pour les installateurs d'alarmes. « Des clients ne voulaient pas recevoir les techniciens ou commerciaux que ce soit pour des nouvelles installations ou pour la maintenance. Parfois, les installateurs d'alarmes dépendaient d'autres corps de métiers à l'arrêt comme le bâtiment ajoute notre interlocutrice. À l’inverse, des salariés de certains adhérents ne voulaient pas se rendre chez les clients car ils refusaient de travailler sans masque… Par ailleurs, il faut reconnaître que les professionnels des métiers de la sécurité n’ont pas toujours été aidés par les pouvoirs publics. Il y a un manque flagrant de reconnaissance des métiers de la sécurité par l'État. Bien que nous ayons toujours essayé d'informer au mieux nos adhérents, selon l'évolution des textes officiels, il faut reconnaître que les discours contradictoires des représentants de l’État, des experts… ne nous ont pas facilité le travail », regrette Danièle Meslier. Avant de conclure : « Et à cette occasion, nos adhérents ont pu juger de l’intérêt de disposer d’une organisation professionnelle qui a su réagir et les soutenir, durant cette période difficile. »

> 2 questions à Danièle Meslier, présidente de l’ADMS

  • Comment envisagez-vous l’avenir pour certains de vos adhérents ?

Il est plutôt sombre et incertain. Le mois de septembre et les suivants seront très importants. Soit les affaires repartiront, les entreprises faisant du chiffre pourront rembourser leurs prêts et assurer la pérennité de leur entreprise soit il y aura une perte de contrats après la fermeture de magasins, d'entrepôts et d'autres types d'établissement dont les entreprises de sécurité, toutes confondues, sont tributaires et certaines se retrouveront alors dans une situation très critique.

  • Retrouvez l’intégralité de cet entretien dans le prochain numéro de PSM (n°260, juillet-août 2020)

© Getty Images

 

C’est fait. Iseo Serrature a finalisé l’acquisition du spécialiste du contrôle d’accès autonome,Locken qui, depuis 2016, fait partie du groupe Iseo. Par ailleurs, en 2017, les deux sociétés avaient créé une joint-venture. A l’époque, le président directeur général de Locken, Roland de la Chapelle, expliquait : « Après quatorze années [en 2017] de développement continu concrétisées par 150 000 sites équipés avec notre solution, nous avons souhaité capitaliser sur notre expertise en prenant un virage décisif. Cette alliance avec Iseo représente un véritable levier de croissance car elle fournit à Locken de nouveaux gages de succès : une gamme de produits enrichie, de nouvelles certifications qui permettent de répondre aux normes en vigueur sur certains marchés ainsi que l’accès à de nouveaux clients grâce à la présence internationale du groupe Iseo. Autant d’éléments décisifs pour notre développement futur ».

Avec cette dernière opération, Iseo confirme sa volonté de renforcer, au niveau mondial, l’offre du groupe dans le domaine des solutions de contrôle d’accès sur mesure à destination des grandes infrastructures. Marche où Locken a su faire valoir son expertise depuis 2003. Par ailleurs, cette acquisition est une étape importante qui permettra à Iseo d'accélérer le processus d'intégration de Locken dans le reste du groupe.  

 

« En matière de contrôle d’accès, c’est une demande tout à fait particulière que nous a fait l’Institut Curie, pour ses labos de recherche, explique Stevenson Olibrice, responsable Technique et IT chez SimonsVoss Technologies France (lien 1). Dans certains secteurs d’animaleries, les zones dites propres nécessitent d’être protégées d’éventuelles contaminations susceptibles d’être transmises par les employés. Aussi, le personnel se rendant dans des zones à risques ne peut aller et venir sans période de transition appelée mise en quarantaine. » Avant d’ajouter : « Le système 3060 de contrôle d’accès SimonsVoss gère ces périodes de quarantaine, respectant les sens de trois statuts de pièces (autorisé, non autorisé, en quarantaine). Cela garantit que même en cas d’oubli des consignes, le personnel ne puisse pas aller d’une zone à l’autre avant sept jours calendaires. Ce développement « sur mesure » n’empêche pas les salariés de pouvoir accéder au reste de l’établissement. Ce système est aussi envisageable dans le secteur hospitalier. Par exemple du personnel, soignant ou non-soignant, ayant travaillé dans un service d’infectiologie, ne pourra pas se rendre dans un service où sont hospitalisées des personnes immunodéprimées pendant une période déterminée. »

© Getty Images

 

Un partenariat entre un spécialiste reconnu de la vidéosurveillance et un expert du drone pour quoi faire ? Associer les solutions développées par les deux sociétés et se servir de leur complémentarité pour renforcer la surveillance périmétrique sur les sites sensibles. Ainsi :

  • Les capteurs de détection d’Axis (caméras thermiques, radars) permettent de détecter efficacement des intrusions sur un site, de jour comme de nuit,
  • Skeyetech, le drone autonome d’Azur Drones est, quant à lui, capable de décoller automatiquement en cas d’alerte pour assurer une levée de doutes rapide et précise. Le drone peut voler à 50 km/h et est équipé de caméras HD optique et thermique permettant d’identifier, comprendre et suivre une situation, 24h24 7j/7.

Le lien entre les capteurs de détection et le drone autonome Skeyetech est assuré directement via le logiciel de sécurité (VMS). Celui-ci récupère en direct les coordonnées GPS du point d’alerte détectées par les capteurs Axis et y envoie automatiquement le drone de surveillance, sous la simple supervision de l’agent de sécurité.

Ces nouveaux dispositifs de protection périmétrique, associant capteurs de détection et drone, permettent une prise de décision plus rapide et plus efficace.

 

En 2019, l’oscar de la Fédération française des métiers de l'incendie (FFMI) avait récompensé Firemob, Eovi MCD et Informatique CDC. En attendant de connaître les futurs lauréats, la FFMI a ouvert la période des candidatures.

Rappelons, pour les sociétés qui souhaiteraient y participer, que cet oscar permet de récompenser une entreprise, un site ou une équipe qui s’est montré particulièrement remarquable en matière de sécurité incendie.

> Toutes les entreprises peuvent candidater dansl’une ou plusieurs des catégories suivantes:

  • « Innovation » qui vise à valoriser des produits, des procédés, des prestations ou des services innovants développés par une entreprise, dans le but de mettre en lumière les initiatives les plus performantes de la profession.
  • « Prévention incendie » pour mettre en exergue des entreprises qui ont su faire de la prévention incendie un atout majeur dans leur travail au quotidien. Cela passe par de l’information, de la formation et de la sensibilisation au service de la prévention au risque incendie.
  • « Management de la sécurité incendie » dans le but de récompenser les démarches les plus abouties en termes de management de la sécurité, c’est-à-dire distinguer une équipe pour son travail en matière de sécurité incendie. Ce sera également l’occasion de mettre en avant et de partager les bonnes pratiques déjà identifiées et/ou en partager de nouvelles.
  • « Site spécifique » pour distinguer un site spécifique dans sa globalité pour sa prise en compte exemplaire du risque incendie.

> Dates clés

  • Date limite de dépôt : 15/09/2020
  • Réunion du jury : 12-13 octobre 2020
  • Remise des prix : 4 novembre 2020

> Contacts : contact@ffmi.asso.fr ou téléchargez un dossier de candidature : https://bit.ly/31i34Pg

> Pour plus d’informations : www.ffmi.asso.fr