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Toutes les actualités pour les professionnels de la Sûreté et de la Sécurité

 

En attendant la publication du rapport tant attendu des députés Fauvergue et Thourot, des professionnels de la sécurité privée ont décidé de prendre le taureau par les cornes et d’unir leurs efforts et vision du métier pour répondre à la crise que traverse actuellement ce secteur d’activités. Et ont donné naissance au collectif « Urgence Sécurité » dont l’un des objectifs est de « rassembler toutes les entreprises du secteur partageant les mêmes objectifs et ambitions pour la profession à le rejoindre pour amplifier la mobilisation. »

Les dix membres fondateurs - BSL Sécurité , Byblos Group, Fiducial Sécurité, Main Sécurité, Prosegur, Samsic Sécurité, Securitas, Seris Security, Torann France, Triomphe Sécuritésont partis du constat suivant : « Les sociétés de sécurité privée qui emploient plus de 150.000 salariés sont un maillon clé et reconnu de la sécurité de la Nation. Depuis plusieurs années maintenant, elles font face à des exigences nouvelles sous l’effet notamment de la pression terroriste et du renforcement des mesures sécuritaires dans le cadre du continuum entre sécurité publique et sécurité privée souhaité par le ministère de l’Intérieur. Ces obligations nouvelles nécessitent des investissements significatifs. A titre d’exemple, le renouvellement obligatoire des cartes professionnelles, et l’organisation de stages de maintien et d’actualisation des compétences (MAC) ont déjà coûté 30 millions d’euros par an à la profession. »

Des marges en chute libre
Or, parallèlement, les entreprises du secteur ont vu leurs marges s’écrouler quand le secteur présente pourtant une croissance de plus de 2,5 % par an. Et si la sécurité est aujourd’hui un enjeu de société qui doit tous mobiliser tout le monde, il faut bien reconnaître, que les professionnels de la sécurité privée se retrouvent trop souvent « face à des clients qui ont tendance à privilégier uniquement la question du coût et exercent une pression insoutenable sur les prix. Consécutivement nous sommes confrontés à la concurrence de sociétés qui ne respectent ni le code de sécurité intérieure ni les réglementations sociales et fiscales. »

30 millions de surcoût
« Urgence Sécurité » veut donc que les entreprises du secteur prennent conscience de cet état de fait et tire un signal d’alarme car, comme le collectif le souligne, « pour assurer notre mission et répondre aux exigences des clients, pour permettre à notre personnel, agents et encadrants, de monter en compétences – en un mot, pour faire notre travail –, nous avons besoin de moyens dont nous ne disposons plus. Depuis le 1er janvier dernier, la perte de 1 % du CICE est venue encore aggraver la situation en entrainant un nouveau surcoût annuel de plus de 30 millions d’euros. »

> Pour sortir de cette crise, le collectif propose quatre actions :

  • Donner plus de moyens juridiques au Conseil national des Activités privées de Sécurité (CNAPS) pour lutter contre les pratiques de dumping avec des sanctions voire la publication des donneurs d’ordre et prestataires qui adoptent ces types de pratique.
  • Mettre en place réglementairement une caution de garantie financière afin de mettre un terme à la concurrence déloyale de la part d’entreprises qui se créent par effet d’aubaine.
  • Interdire la sous-traitance en cascade, action impossible à ce jour sans modification de la loi.
  • Unifier les deux syndicats représentatifs de la profession.

Dans un communiqué publié le 21 juin, soit trois jours après l’appel lancé par « Urgence Sécurité, le Snes s’est réjoui de sa naissance : « Un an après le cri d’alarme lancé par les présidents des organisations professionnelles du secteur, le Conseil d’administration du SNES se réjouit que ce collectif reprenne à son compte les propositions de garantie financière et d’interdiction de la sous-traitance en cascade portées par le SNES auprès de la Médiation Interentreprises et de la mission parlementaire relative au continuum de sécurité, et pour lesquelles nous espérons des arbitrages d’ici les prochaines semaines. Il en va de même concernant la promotion de démarches de normalisation/labellisation et, bien évidemment, credo du Snes, la mise en œuvre d’une plus grande professionnalisation de nos salariés passant par une meilleure reconnaissance de leurs compétences et associée à des possibilités d’évolutions de carrières plus attractives. Que l’essentiel des propositions des organisations professionnelles converge ou se recoupe est logique : le constat que nous faisons, depuis plusieurs années, est le même. »

 

Sûreté électronique : Le Sictiam retient Sogetrel


Publié le 24 juil. 2018 15:13:00

 

Sogetrel, le spécialiste français de l’intégration de systèmes de sûreté électronique, a remporté l’appel d’offres du Syndicat Intercommunal des Collectivités Territoriales Informatisées Alpes Méditerranée - Sictiam pour un contrat cadre de 3 ans portant sur la fourniture d’un catalogue de solutions au service de la ville connectée.

Dans le cadre de ce contrat, Sogetrel aura en charge de mettre en œuvre l’intégration de systèmes de sûreté électronique (vidéo protection, gestion de crise, contrôle d’accès, intrusion, IOT et capteurs divers) en s’appuyant au maximum sur les infrastructures existantes, dont celle de la délégation de service public du Sictiam.

Comme le souligne Xavier Vignon, président de Sogetrel, « ce nouveau contrat confirme, une nouvelle fois, par un grand acteur public du numérique, la reconnaissance de notre expertise et de notre capacité à déployer des solutions de sûreté électronique pour les villes connectées partout en France. »

Sogetrel offrira aux 187 communes adhérentes du Sictiam, un catalogue de services et de solutions technologiques pour la ville connectée. Parmi les solutions proposées, on retrouve des caméras de vidéoprotection HD qui permettent la protection des citadins, la surveillance des incidents et le respect des règles de la ville. Elles permettent également de fluidifier et gérer le trafic. La ville pourra s’équiper de capteurs de pollution urbaine, du contrôle du stationnement (par caméra embarquée et capteurs).

Dotées de CSU, les villes adhérentes du Sictiam seront reliées à la police municipale pour un traitement sécurisé et rapide des incivilités ou incidents. Le système s’adapte également aux spécificités et aux contextes environnementaux en permettant par exemple la détection des feux de forêts ou la gestion des crues.

 

Sécurité privée : Smart PS certifié Mase


Publié le 24 juil. 2018 15:10:25

 

L’entreprise, spécialisée dans les prestations de surveillance humaine et certifiée Qualisécurité depuis 2012 et Iso 9001 depuis 2016, vient d'obtenir la certification Mase. Le Mase (Manuel d’amélioration sécurité des entreprises) est un système de management dont l'objectif est l'amélioration permanente et continue des performances SSE (Sécurité, santé & environnement) des entreprises.

En obtenant cette certification particulièrement exigeante, Smart PS confirme son engagement en faveur de la sécurité et de la qualité, et valorise son expertise ainsi que celle de ses équipes auprès de ses clients.

Moins d’une trentaine
Guillaume Veyrat Girard, cofondateur de la société Smart PS, souligne : « À l’heure actuelle, sur 6 000 sociétés de sécurité privée en France, moins d’une trentaine d’entreprises ont la certification Mase et nous avons la fierté d'en faire partie. »

De son coté, Samir Belramoul, codirigeant de Smart PS, ajoute : « Nous intervenons déjà sur des sites à risques (seuil bas). Avec la certification Mase, nous sommes aujourd'hui en mesure d'assurer la sécurité de sites à risques élevés (site pétrochimiques, Seveso, etc.) ce que seulement une poignée d'entreprises de sécurité est en mesure de faire aujourd'hui. »

Smart PS propose en effet des solutions personnalisées d'agents de sécurité dans de multiples domaines : la surveillance de sites privés (entreprises), la surveillance des sites industriels et logistiques, la sûreté des sites commerciaux, la surveillance ponctuelle d'installations ou d'événements éphémères.

> À titre d'exemple, quelques missions assurées par Smart PS :

  • pour le ministère des Armées, la surveillance et la sécurité de la base aérienne 942 Lyon-Mont Verdun,
  • pour le palais de la Bourse de Lyon, la sécurité de ses établissements et de son personnel,
  • pour le groupe Leclerc, la sécurité de la plateforme logistique Socara (centres Leclerc).

> 2 questions à Loan Eckert, animateur SSE chez Smart PS

  • Pourquoi avoir entrepris les démarches pour obtenir la certification Mase ?
    Plusieurs raisons ont motivé notre démarche : garantir le plus haut niveau de sécurité à nos collaborateurs et à nos clients, et nous engager dans une démarche exigeante d’amélioration continue de la sécurité. Par ailleurs, cette certification nous permet de positionner Smart PS comme un partenaire sécurité capable de répondre aux plus hautes exigences. La certification Mase démontre notre capacité à mettre en place des démarches, une organisation et un suivi extrêmement rigoureux de la sécurité. Nous sommes aujourd’hui capables d’assurer la surveillance, la sûreté et d’intervenir sur des sites à risques élevés, tels que les sites Seveso, les sites pétrochimiques, etc.
  • Quels sont les objectifs visés en s’engageant dans la certification Mase ?
    Mettre en place un système de management de sécurité conforme au Mase implique des actions à tous les niveaux de l’entreprise : la communication interne, la gestion des ressources humaines, la remontée et le suivi de nombreux indicateurs. Ces moyens servent plusieurs objectifs très concrets et mesurables, notamment : la baisse de l’accidentologie, la réduction du turnover, etc. Les démarches pour obtenir le Mase requièrent l’implication et la compétence de tous nos collaborateurs. Cette montée en compétences continue est bénéfique pour notre entreprise comme pour nos clients
 

Vidéoprotection : Flers investit dans les caméras


Publié le 24 juil. 2018 15:06:58

 

Dès juin de l’année prochaine, la ville de Flers, dans l’Orne, disposera de ses premières caméras de vidéoprotection. En effet, le conseil municipal a voté, il y a quelques semaines, pour un programme concernant le déploiement de 80 à 100 caméras dans différents quartiers de la ville de Flers. Ainsi, dix-huit d’implantation de caméras de vidéoprotection ont été retenus. Neuf points seront localisés dans le centre-ville, quatre dans le quartier Saint-Michel, trois dans le quartier Saint-Sauveur et deux au Pont-Féron. Cette première tranche représentera environ quarante caméras. Les caméras seront reliées à deux centres de supervision urbains. Il sera possible de visionner les images en direct, sur des écrans. Les vidéos seront conservées 14 jours. Le premier centre sera aménagé au sein de l’hôtel de ville, où est installée la police municipale, le second, au commissariat de police de Flers. Le système pourra donc être exploité 7 jours sur 7 et 365 jours par an.

Caméras hautes-performances
Les caméras installées seront des caméras haute définition à hautes performances, car compte tenu du budget que va représenter le dispositif, les élus de Flers ont voulu que les images soient de qualité et qu’elles puissent être exploitables par la justice. Ces caméras permettront d’assurer la surveillance des flux de circulation, de lire les plaques d’immatriculation, de surveiller les espaces publics.
L’ensemble du dispositif va être déployé en deux phases. Dans un premier temps, 11 points d’implantation sur les 18 vont être aménagés. Le chantier va commencer par l’installation des centres de supervision, à l’hôtel de ville et au commissariat de police.

Un important investissement
Le coût de l’installation devrait tourner autour des 700 000 ou 800 000 euros, dont 585 000 pour la seule première phase du déploiement. Pour l’aider à financer ce projet, la ville a fait des demandes de subventions au titre de la dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR), de la dotation politique de la ville et du fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD). Elle va également solliciter des fonds européens.

 

En attendant la 13ème édition des Trophées de la Sécurité, le 24 septembre prochain au Théâtre de La Madeleine, les entreprises qui souhaitent concourir en vue d’obtenir un des trophées remis lors de l’événement peuvent d’ores et déjà faire acte de candidature. Et pour ce faire, les candidats disposent d’un peu plus de temps puisque la date limite initiale du 13 juillet a été reportée au 29 août. Une fois leur candidature déposée, les candidats devront passer leur « grand oral » le 5 septembre.

> 13ème édition des Trophées de la Sécurité : 24 septembre au Théâtre de La Madeleine à partir de 17 heures