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Toutes les actualités pour les professionnels de la Sûreté et de la Sécurité

 

Par 8 voix contre 1, son conseil municipal a interdit le recours à la reconnaissance faciale par les agences gouvernementales et la police. En conséquence, lesdites polices et agences gouvernementales ne pourront plus, d’ici un mois, utiliser cette technologie qui permet de reconnaître et d’identifier un individu grâce à une photo ou une vidéo.

Par ailleurs, le texte « Stop Secret Surveillance Ordinance » (ordonnance pour l’arrêt de la surveillance secrète) voté par la ville de San Francisco, impose aux organismes municipaux qui voudraient utiliser les technologies de surveillance, d’obtenir une autorisation et de mettre place des audits pour évaluer les dispositifs déjà installés.

Une décision inédite

Dans le contexte nord-américain, la décision de la ville californienne est totalement inédite. Car, malgré les débats qu’elle suscite et l’opposition nette des organisations de défense des droits civiques, la reconnaissance faciale est à la mode Outre-Atlantique. Rappelons, à titre d’exemple, que l’administration américaine a décidé, tout récemment, d’imposer à tous les aéroports américains l’utilisation de la reconnaissance faciale afin que 97 % des passagers, de tous les aéroports, se soumettent à la reconnaissance faciale.

Or, selon une récente étude du prestigieux MIT, dans 19 % des cas, un système de reconnaissance faciale a pris des femmes pour des hommes. Ce pourcentage passe à 31 % lorsque les femmes ont la peau foncée… D’autres tests à grande échelle menés aux États-Unis se sont aussi soldés par un échec. Ainsi, un système testé sur le pont Robert-Kennedy (ou Triborough Bridge) à New York, afin de reconnaître des visages parmi les 900 000 véhicules qui empruntent le pont chaque jour, n’en a reconnu aucun…

 

Gestion des accès. Vitaprotech reprend ARD


Publié le 20 mai 2019 12:40:15

 

Avec cette acquisition, le spécialiste la sécurisation et la gestion des accès des OIV renforce sa position sur son marché. Et se diversifie. Cette acquisition permettrait donc au groupe Vitaprotech, soutenu par BPI France et Eurazeo PME depuis juillet 2018, et selon un communiqué de presse, de devenir leader sur le marché français de la sécurité des bâtiments et de renforcer sa présence notamment dans les secteurs de l’éducation et de la santé.

Dans un groupe où la R&D fait partie intégrante de la stratégie de croissance – Vitaprotech y consacre 8 % de son chiffre d’affaires – les 15 ingénieurs ARD viendront renforcer une équipe déjà constituée de 35 ingénieurs.

En outre, Til Technologies, filiale de Vitaprotech, bénéficiera des infrastructures de production et de logistique de ARD dans ses locaux de Gap.

Nouvelle compétence

Par ailleurs, l’off re de produits et de services du groupe se verra enrichie de produits complémentaires bien positionnés sur leurs marchés, d’une nouvelle compétence en monétique ainsi que d’une offre mécatronique. Des développements en commun permettront aussi de répondre aux besoins technologiques suscités par la digitalisation des métiers de la sécurité.

Parallèlement, ARD et ses clients pourront profiter du savoir-faire, des infrastructures et des technologies de Vitaprotech. Notamment :

• les systèmes de détection périmétrique d’intrusions, conçus par Sorhea et Eurocloture Security, ainsi que logiciels d’analyse vidéo intelligente développés par Protech Videowave,

• les infrastructures de formation des installateurs et des utilisateurs finaux,

• un accès aux marchés étrangers.

 

Véritable serpent de mer du monde de la sécurité privée, la fusion entre le Snes et l’USP est plus que jamais à l’ordre du jour. En effet, d’ici fin juin, les deux syndicats devraient ne plus en former qu’un seul pour défendre d’une seule voix les intérêts du secteur et travailler avec l’État.

Le Snes, présidé par Pascal Pech, et l’USP, présidée par Claude Tarlet, souhaitent se rapprocher pour faire face aux enjeux que va devoir affronter, dans les années qui viennent, le monde de la sécurité privée. Et ils sont nombreux.

Tout d’abord, cette fusion devrait permettre au Snes et à l’USP d’être en position de force pour faire face à l’effondrement des marges avec la fin du CICE et relancer le dialogue social. Un syndicat unique pourrait aussi être un excellent levier afin de lutter contre le moins-disant et la guerre des prix à laquelle se livrent certains prestataires, véritable mal endémique du secteur, en parlant d’une seule voix aux donneurs d’ordres. « Une fois unie, la profession pourra parler d’une seule voix puissante face à l’Administration, au pouvoir politique et aux entreprises clientes, confirme Claude Tarlet. Nous serons mieux écoutés dans le processus de concertation préalable à l'élaboration de nouveaux textes réglementaires. »

Par ailleurs, l’union devrait permettre aux professionnels de la sécurité privée de gagner en crédibilité face aux pouvoirs publics, tout en accroissant leur influence. « La dualité des organisations nous est nuisible, insiste Pascal Pech. Le rassemblement sera source d'un renforcement de nos énergies. La profession a aujourd'hui atteint une limite et nous partageons le constat qu'elle a besoin d'aller plus loin. »

Pour organiser la fusion, un comité de pilotage a été créé afin de rédiger les statuts du syndicat unique et des modalités de la fusion. Ensuite, le 9 mai, les assemblées générales du Snes et de l’USP ont voté leur liquidation respective pour créer une organisation commune dont la naissance devrait être actée le 5 juin prochain.

Le GPMSE fusionne aussi

Même si elle ne situe pas au même niveau et n'implique par les mêmes enjeux que la fusion du Snes et de l'USP, la fusion entre le GPMSE et l’USP Technologies avait été, pour la première fois, annoncée par Claude Tarlet en janvier dernier, à l’occasion des voeux de la Fédération française pour la sécurité privée (FFSP). Jean-Christophe Chwat, vice-président de la FFSP et président du GPMSE Fédération, explique : « Grâce à ce mariage, notre image de syndicat professionnel représentatif des télésurveilleurs, sur l’Hexagone mais également des installateurs ‘’pur-player’’, va certes être renforcée, mais surtout, à la faveur de cette union avec l’USP Technologies, nous allons représenter une partie des industriels opérant sur le marché de la sécurité électronique. Cette union est donc une formidable opportunité pour mieux relever les défis de la profession, face à un marché en pleine évolution. »

 

Solutions de sécurité. Naissance d’Alian’s


Publié le 20 mai 2019 12:32:56

 

Afin de répondre aux attentes du marché de la sûreté et de la sécurité, Patrice Béal, président d’Inorix, Vincent Andrin, président de Sotel, et Stéphane Bidault, président de TEB V&S, ont décidé de créer Alian’s, un GIE (groupement d’intérêt économique).

Comme l’explique Vincent Andrin, « un certain nombre de clients et de prospects nous ont sollicités pour savoir si on pouvait compléter nos offres. À travers cette Alian’s, on va répondre à une vraie attente du marché et de nos clients ».

Pour Stéphane Bidault, Alian’s est « unique et spécifique puisqu’on a la chance de regrouper les trois métiers principaux de la sécurité : le gardiennage, la télésurveillance et l’intégration ».

3 spécialistes

TEB, présente sur le marché français depuis plus de 40 ans, est spécialisée dans la vidéosurveillance et les systèmes de sécurité. Elle assurera la partie intégration des systèmes de surveillance.

Inorix, créée en 2018 par Patrice Béal, propose des solutions de services spécialisés dans les métiers de l’accueil en entreprise et de la sécurité privée. Inorix s’occupera donc de la partie surveillance humaine.

Sotel, spécialiste de la télésurveillance bancaire depuis 1986, sera chargée de la partie télésurveillance grâce à ces trois stations réparties sur l’ensemble de la France.

 

Souvent interrogé sur ce qu’est un système de détection incendie (SDI) au sens de l’article 12 de l’arrêté du 11 avril 2017, relatif aux exigences applicables pour la protection des entrepôts couverts soumis à la rubrique ICPE 1510, le Gesi (Groupement Français des Industries Electroniques de Sécurité Incendie) a décidé de publier sa position et son interprétation.

La mise en place d’un système de détection incendie (SDI) est imposée pour « les cellules, les locaux techniques et les bureaux à proximité des stockages » des établissements concernés par l’arrêté du 11 avril 2017. Le Gesi rappelle qu’il contribue à l’objectif « d'assurer la mise en sécurité des personnes présentes à l'intérieur des entrepôts, de protéger l'environnement, d'assurer la maîtrise des effets létaux ou irréversibles sur les tiers, de prévenir les incendies et leur propagation à l'intégralité des bâtiments ou aux bâtiments voisins, et de permettre la sécurité et les bonnes conditions d'intervention des services de secours. »

En complément, ce même arrêté rend nécessaire la mise en place d’un système d’extinction à eau de type sprinkler dans certains types d’entrepôts suivant les exigences notamment précisées à article 7 de cet arrêté.

Deux systèmes qui cohabitent

Ces deux systèmes peuvent donc cohabiter en fonction du type d’entrepôt dans lequel ils sont installés, avec des objectifs et enjeux différents. En effet, le système de détection incendie a pour principales vocations :

• D’apporter une détection précoce permettant de limiter les conséquences de l’incendie sur l’environnement, mais aussi sur les biens entreposés et plus largement sur les personnes,

• D’actionner une alarme perceptible en tout point du bâtiment,

• De déclencher le compartimentage,

• De commander le désenfumage,

• De s’adapter aux risques à surveiller.

Un système d’extinction automatique à eau de type sprinkler a, quant à lui, pour objectif de limiter la perte des produits stockés à une « zone impliquée » au sens de la rège Apasad R1.

> Liste des sources

• Audibilité du signal d’évacuation en tout point : NF S32 001 Annexe

• Détection précoce : R7 §1.3 et §2.5.1

• Commande des fonctions de mise en sécurité par le CMSI : NF S 61-931 §1

• Définition des modes de détection : R7 §2.12.1

• Analyse de risque : R7 §1.4.3.6

• Limiter les conséquences de l’incendie : R7 §1.4.3.6