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Toutes les actualités pour les professionnels de la Sûreté et de la Sécurité

 

Drones. Novadem équipe les pompiers de Marseille


Publié le 17 févr. 2020 11:32:37

 

Désormais, les drones Novadem NX70 viendront en appui des interventions du Bataillon de Marins-Pompiers de Marseille (BMPM). Par ailleurs, le PMPM comptera d’ici quelques semaines dans ses rangs une équipe spécialisée dans l’appui robotisé qui mettra en œuvre une flotte de quatre drones Novadem. « Cette équipe sera dotée de véhicules urbains et hors route permettant l’engagement, la coordination multi-vecteurs et le renseignement d’origine image », précise le capitaine de corvette Christophe F., chef de la division études en charge du développement des technologies robotisées au sein du BMPM.

Durant l’été 2017, Novadem avait participé à un exercice du BMPM organisé par le groupe de reconnaissance et d’intervention en milieu périlleux (GRIMP) dans le parc national des calanques de Marseille. Pascal Zunino, président et co-fondateur de Novadem, se souvient : « Nous avions pu mesurer la plus-value importante qu’apporte la caméra thermique du drone durant la phase de localisation de la victime ». Cet exercice avait également permis de détecter d’autres besoins : « En observant les personnels du GRIMP lors de la phase de sauvetage, nous avons eu l’idée de développer un équipement pour le drone NX70 permettant de rapidement installer une tyrolienne entre deux falaises grâce à une petite bobine de fil de Kevlar déroulée par le drone », poursuit Pascal Zunino. Cet équipement baptisé NXDROP, imaginé sur le terrain aux côtés des opérationnels, fait aujourd’hui partis des différents optionnels acquis par le BMPM.

Amélioration opérationnelle

La mise en place de l’équipe spécialisée dans l’appui robotisé ainsi que l’acquisition des drones NX70 répondent à un objectif clair pour le BMPM : obtenir une amélioration opérationnelle pour la réalisation des missions.

« Grâce à ces outils de haute qualité, le commandement disposera en temps réel d’informations lui permettant de mieux appréhender les enjeux afin d’orienter ses décisions, ajoute le capitaine de corvette Christophe F. Pour ce faire, ces matériels doivent être « simples de mise en œuvre, fiables, robustes et compatibles avec un système informatique de gestion des opérations tout en garantissant une protection des données suffisante. »

Le drone NX70, au-delà de ses capacités d’observation de jour comme de nuit grâce sa caméra thermique, dispose de moyens de partage d’information grâce au transfert en temps-réel des images et de la cartographie sur un serveur sécurisé via le réseau 3G/4G. Les images pourront également être interfacées avec le logiciel existant de gestion des opérations du BMPM, afin de suivre les opérations directement au centre de gestion des opérations se situant en plein cœur de Marseille.

 

Vidéoprotection. A Marseille, la vidéo inquiète


Publié le 17 févr. 2020 11:30:21

 

Un système de vidéosurveillance biométrique, en phase de test, dans la ville de Marseille a suscité de vives réactions de la part de deux ONG de défense des droits de l’Homme. Le système en question, comme l’a révélé notre confrère Télérama, déployé par la municipalité, sans communication officielle, doit « permette d’identifier « de façon autonome (…) des anomalies, incidents, faits remarquables » (comme le taggage, le dépôt d’ordures sur la voie publique, des coups de feu, un attroupement, du maraudage …

Les deux ONG opposées au système, la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et la Quadrature du Net, ont donc déposé plainte auprès du tribunal administratif pour suspendre le déploiement du système de vidéosurveillance, arguant du fait qu’« intelligent », il porte atteinte aux libertés individuelles et parce qu’il est supposé « prévenir certains événements avant qu’ils se produisent ».

Dans leur requête auprès de la justice, les deux ONG demandent la suspension de l’installation et considèrent, comme le souligne Le Monde dans un article du 21 janvier, que la municipalité « n’a pas respecté ses obligations légales, puisque ce système pourrait à terme permettre de surveiller de façon automatique l’ensemble de la population circulant sur la voie publique, avec un recueil et une analyse des données biométriques, selon la requête. »

 

Préoccupations majeures des administrés, les enjeux de sécurité locale sont au cœur des prochaines élections municipales. La quinzième édition du « Baromètre Fiducial de la Sécurité des Français » réalisé par Odoxa analyse la satisfaction et les attentes des Français vis-à-vis des actions mises en place par les maires. Globalement, ils sont favorables à une augmentation des prérogatives et des budgets pour permettre aux maires de lutter efficacement contre l’insécurité.

Premier constat du baromètre : l’action des maires en matière de sécurité semble satisfaire les personnes interrogées. Ainsi, 61 % d’entre-elles expriment leur satisfaction à l’égard de l’action de la municipalité en matière de sécurité. Et sont particulièrement convaincues par les actions menées en matière de sécurité des écoles (74 %), de sécurité routière (63 %) et en matière d’agressions (57 %). Les démarches pour réduire les trafics (51 %), la délinquance (50 %) et les cambriolages (49 %) peinent davantage à convaincre. Cependant, en comparaison à juillet 2019, la satisfaction des Français à l’égard de leur municipalité en matière de sécurité a baissé sur l’ensemble des items.

Nouvelles prérogatives pour les maires

Malgré la satisfaction globale exprimée, les Français estiment que le rôle du maire doit être élargi sur les questions de sécurité. Ils jugent en effet que leur élu ne dispose pas de suffisamment de pouvoirs en termes de lutte contre l’insécurité et de répression (61 %).

Parmi les nouvelles prérogatives qui pourraient être confiées aux maires, les Français approuveraient très majoritairement que les maires aient accès à la liste des fichés S habitant dans leur commune (87 %). Après les récents événements survenus à Villejuif et Metz, les Français sont également favorables à ce que les maires puissent avoir accès à la liste des personnes atteintes de maladies mentales et potentiellement dangereuses (79 %).

Pour lutter contre l’insécurité, les Français se prononcent pour un maintien (55 %) ou une augmentation (36 %) du budget consacré à la sécurité par leur municipalité. Les habitants de l’agglomération parisienne (41 %) et des grandes villes (44 %) sont particulièrement favorables à une augmentation de budget.

Moyens supplémentaires

Ces moyens supplémentaires accordés pourraient permettre de renforcer les équipements et les dispositifs de sécurité à destination des publics fragiles. La protection des femmes victimes de violences conjugales est primordiale pour les Français : 72 % jugent prioritaires la mise en place de bracelets anti-rapprochement ainsi que des places d’hébergement (67 %). Ils sont également 63 % à souhaiter la protection des personnes âgées grâce à la mise à disposition de bips à actionner en cas de danger. Ce dispositif pourrait également être déployé pour les commerçants (56 %).

Les mesures en lien avec l’équipement de la ville ou de la police municipale sont d’une importance plus secondaire pour les Français. Même si le principe d’un système d’éclairage qui s’intensifie au passage des piétons séduit les administrés (57 %) seul un Français sur deux juge prioritaire le développement de caméras de surveillance (49 %) et de bornes d’appel d’urgence de la police municipale (48 %), telles qu’elles ont été installées à Nice.

Collaboration public/privé

La coopération entre les acteurs de la sécurité peut encore s’améliorer et se développer, selon les Français. Ils sont de plus en plus nombreux à affirmer que la sécurité des sites publics doit résulter d’une juste collaboration entre forces de l’ordre et agents de sécurité. Alors qu’ils n’étaient que 51 % à le penser en 2016, ils sont désormais 66 % à l’affirmer.

A leurs yeux, les agents de sécurité privée pourraient parfaitement intervenir lors de fêtes communales, festivals ou évènements sportifs (84 %). Ils pourraient aussi surveiller des sites touristiques (82 %), patrouiller dans les rues commerçantes à la demande des associations de commerçants (80 %), surveiller les alentours des établissements scolaires (78 %) ou encore ceux des Ehpad (76 %).

 

Intégrateurs. Eryma acquiert Sécurité Consultants


Publié le 5 févr. 2020 17:58:00

 

Le spécialiste de la sûreté et de l'intégration de solutions IP, Eryma vient d’acquérir Sécurité Consultants, spécialisée dans la conception, l’installation et la maintenance de systèmes de sécurité.

Basée à Issy-les-Moulineaux, Sécurité Consultants est présente aussi bien en France qu’à l’international, où elle a déployé ses offres dans une vingtaine de pays. Employant 35 collaborateurs et réalisant un chiffre d’affaires de 7 millions d’euros, cette société s’est notamment spécialisée ces dernières années dans la protection des sites sensibles.

Grâce à ce rapprochement, Eryma compte accélérer le développement de ses activités à l’export, tout en consolidant ses positions en Île-de-France auprès d’une clientèle d’administrations et de grands comptes. Cette opération s’inscrit également dans l’ambition d’Eryma, filiale du Groupe Sogetrel, de devenir un acteur important de la sûreté IP capable d’accompagner ses clients sur tous les territoires. « Ce rapprochement nous permet de renforcer mutuellement nos équipes et d’enrichir considérablement l’offre de services proposée à nos clients », confirme Xavier Vignon, président de Sogetrel.

 

Drones. Première mondiale en France


Publié le 5 févr. 2020 17:52:00

 

Eamus Cork Security, spécialiste de la sûreté portuaire, protège depuis juillet 2019 une installation portuaire du grand port maritime de Dunkerque avec le drone autonome Skeyetech d'Azur Drones couplé au système de gestion vidéo Security Center Omnicast de Genetec. Complémentaire aux dispositifs humain et technique existants, l'ensemble permet de renforcer la surveillance du site et notamment de la zone d'accès restreint. Le port de Dunkerque devient ainsi le premier port dans le monde à s'équiper d'une telle technologie de surveillance.

Dunkerque est un des plus gros ports français avec, chaque année, un transit de plus de trois millions de passagers et de sept millions de tonnes de fret. Le Code international de sûreté (ISPS) impose une surveillance accrue et un contrôle permanent des installations portuaires avec des mesures renforcées pour les zones d'accès restreint. Le partenariat conclu entre Azur Drones et Eamus Cork Security, en collaboration avec Genetec, concourt ainsi à cet objectif.

Complément à la présence humaine

« En raison de son activité dense et des exigences réglementaires, l'installation portuaire doit être sécurisée 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Il est apparu évident de compléter notre présence humaine et le système de caméras de surveillance de l'exploitant avec de la technologie drone.

Le système Skeyetech, intégré à la solution de gestion vidéo de Genetec, permet d'améliorer la réactivité et l'efficacité des équipes de sécurité qui surveillent les installations », explique Thomas Ditacroute, directeur d'exploitation chez Eamus Cork.

Le drone autonome Skeyetech peut en effet décoller à tout moment, d'un simple clic, pour assurer des missions de surveillance de façon complètement autonome. Doté de caméras optique et thermique, il est opérationnel de jour comme de nuit pour réaliser des levées de doutes, des rondes périmétriques ou suivre des interventions à distance. Il s'agit du premier système de drone sans télépilote homologué en Europe pour des vols hors vue.