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Toutes les actualités pour les professionnels de la Sûreté et de la Sécurité

 

Coronavirus. Pas de confinement pour PSM !


Publié le 15 avr. 2020 16:27:55

 

Si le pays est confiné pour l’instant jusqu’au 11 main, le prochain numéro de votre magazine PSM sortira bien comme prévu tout début mai :

  • Dossier : Bien gérer Cloud et Sécurité
  • Vidéosurveillance : Voir dans le noir
  • Contrôle d’accès : Interphones et vidéoportiers
  • Intrusion : Les radars
  • Incendie : La maintenance des extincteurs
  • Risque : les Datacenters
  • Focus : Les détecteurs intrusions

Par ailleurs, dans ce même numéro, la Rédaction de PSM reviendra sur la crise du Covid-19, ses conséquences pour le secteur de la sécurité et ses relations avec les pouvoirs publics, son impact sur le continuum sécurité… Nous lançons donc un appel aux témoignages.

Nous continuerons aussi, comme d’habitude, à informer tous les professionnels de la sécurité avec notre e-newsletter bimensuelle, et vous remercions pour votre fidélité.

  • Par conséquent, si vous souhaitez participer à un de nos dossiers, articles ou témoigner sur le Covid-19, n’hésitez pas à contacter la Rédaction de PSM :

Christophe Lapaz

cl@protectionsecurite-magazine.fr

  • Enfin, compte-tenu du contexte actuel, nous allons doubler la diffusion papier du magazine PSM d’une diffusion exceptionnelle internet. Ainsi, même si vous n’êtes pas au bureau, vous recevrez quand même, chers lecteurs, la revue que vous pourrez lire via un fichier PDF.
 

Les professionnels de la sécurité privée et leur organisation représentative principale le GES (Groupement des entreprises de sécurité) ne cessent de nous faire part de leurs difficultés face aux différentes mesures de restriction de déplacement, de report des délais des cartes professionnelles, d’application de certaines mesures d’aides économiques ou sociales. A en croire Frédéric Gauthey, Président du GES, la situation s’améliore sur certains points : « Après deux semaines de confinement très difficiles et qui ont porté un coup au continuum sécurité, nous avons pu, enfin, avancer sur certains dossiers. Par exemple, en ce qui concerne la procédure de prolongation de validité des autorisations délivrées par le CNAPS (voir par ailleurs). Reste un point à éclaircir en ce qui concerne les agents SSIAP. Le dossier des attestations de déplacement est lui aussi réglé, bien que certaines difficultés restent sur le terrain. Reste à gérer l’épineux problème des masques… » Et force est de constater que sur ce sujet, à l’instar d’autres secteurs d’activités ou services essentiels au bon fonctionnement de l’Etat, la sécurité privée doit faire face à la pénurie.

Chacun se débrouille comme il peut

« Il est très difficile, à l’heure actuelle, pour les entreprises de sécurité de pouvoir se fournir en masques de protection, poursuit Frédéric Gauthey, même si leur absence n’empêche pas juridiquement de travailler. Et il n’est pas toujours facile de s’y retrouver afin d’être sûr de choisir le bon masque, assurant le degré de protection souhaité. Le GES s’est donc rapproché de Bercy et de la Direction générale des entreprises afin de pouvoir proposer, le plus vite possible, à ses adhérents une liste de fournisseurs agréés. Mais on peut craindre, dans le contexte actuel, qu’il soit difficile, pour les TPE et PME du secteur de la sécurité privée d’acheter des masques pour un petit nombre d’agents. Les distributeurs ayant tendance à privilégier les commandes émises par les grands comptes… ». Certains réfléchissent d’ailleurs à l’intérêt d’une proposition de commande groupée au niveau du GES pour le compte de ses plus petits adhérents.

L’épineux problème du chômage partiel

Le secteur de la sécurité privée est confronté, depuis l’entrée en vigueur du confinement, à une nette baisse de son activité. « Il est difficile de l’évaluer. Le Medef estime cette baisse entre 60 et 75 %. Pour avoir une vision plus claire de la situation du secteur, nous questionnons les adhérents du GES. La compilation des résultats nous permettra d’avoir une vision plus précise de l’impact de cette crise sur nos métiers et l’activité des entreprises », espère le Président du GES. « D’ores et déjà, des pans entiers de notre activité économique comme le retail non alimentaire sont à l’arrêt et d’autres comme le BTP ont très rapidement mis pied à terre, interprétant ainsi de manière excessive les directives du Gouvernement qui, à cet égard, n’a jamais interdit d’aller travailler (seulement les activités de distribution, celles qui pouvaient se faire en télétravail et l’événementiel étaient concernées !).  De sorte que la perte au feu dans ces secteurs pour nous est voisine de 100% ».

Qui dit baisse d’activité, dit chômage partiel. Le GES conseille à ses adhérents de remplir de manière très précise leur dossier de chômage partiel, en en expliquant très clairement les raisons, afin de ne pas d’avoir de mauvaise surprise lors de la procédure de remboursement par l’Etat. « Cette précision est très importante car elle permettra d’expliquer aux services de l’Etat pourquoi, par exemple, dans certaines entreprises, une partie des agents pouvait être au chômage partiel et une autre non. Il n’est pas toujours possible de redéployer systématiquement des agents sur des sites pour lesquels ils peuvent ne pas jouir des habilitations nécessaires… L’effet de vase communicant n’est pas systématique », tient à préciser Frédéric Gauthey.

Prime de 1000 euros ?

On le sait, Bruno Le Maire encourage les entreprises, assurant la continuité économique à verser à leurs salariés qui travaillent, une prime de 1 000 euros. Si cela est possible dans des secteurs comme la grande distribution qui assiste à une croissance de ses activités de 30% voire plus du fait qu’actuellement, nous sommes quasiment tous contraints d’aller y faire nos courses, c’est quelque peu irréaliste pour la sécurité privée, un secteur aux marges nettes comprises entre 0,1 et 0,5 %, en temps ordinaires qui est condamné à mettre ses salariés au chômage partiel.

Le continuum : victime du Covid-19

Enfin, la sécurité privée attend toujours le décret précisant la liste des secteurs indispensables à la continuité de l’activité économique. « Cette liste est très importante car elle permettra aux entreprises travaillant dans ces secteurs d’adapter certaines règles sur la durée du temps de travail », ajoute Frédéric Gauthey. Avant de conclure : « Malgré ces progrès, le GES regrette qu’à l’inverse de pays comme le Québec, l’Italie, l’Espagne où les pouvoirs publics ont souligné la nécessaire et utile participation de la sécurité privée à la continuité de l’activité économique, il n’en ait pas été de même en France. On le voit déjà avec la multiplication des cas d’incivilité dans les entrepôts logistiques de nos clients qui nous appellent à l’aide afin de garantir l’intégrité de leurs bâtiments. Il est évident que le continuum sécurité est une ‘’victime’’ de la crise que traverse actuellement notre pays. Et qu’il faudra, le temps venu, se poser certaines questions notamment celle de la réelle volonté des pouvoirs publics de le mettre en oeuvre. »

 

Il y a près de 20 ans, iLOQ, innovateur finlandais spécialisé dans l’industrie de la serrurerie, accomplissait un grand pas en avant : ce fut la première entreprise à abandonner les dispositifs à commande mécanique au profit de systèmes de verrouillage numériques et de gestion d’accès mobile à alimentation autonome en énergie.

À ce jour, la société a livré plus de 2 millions de clés et 1 million de cylindres. Avec le lancement de la gamme iLOQ 5, il est désormais possible de renforcer la sécurité, de réduire au minimum les tâches administratives et d’abaisser encore les coûts de gestion du cycle de vie.

Une solution logicielle intelligente de très haut niveau
Les nouvelles opportunités offertes par la digitalisation et l’Internet des objets (IOT) permettent désormais de gérer les solutions de verrouillage iLOQ S5 et iLOQ S50 depuis une plateforme logicielle commune et simple. La création, le paramétrage et la suppression des droits d’accès peuvent s’effectuer rapidement en temps réel, à distance et en toute sécurité.

Possibilités d’accès multiples
iLOQ 5 Series est une solution de verrouillage flexible et modulaire, vous pouvez choisir quelle « clé » vous souhaitez utilisez : clé digitale iLOQ S5, clé smartphone iLOQ S50 (sous iOS ou Android), badge Key Fob ou code d’accès confidentiel. C’est vous qui décidez !

Échange des données entre clés, serrures et lecteurs
Un avantage exclusif de la gamme iLOQ 5 Series est qu’elle actualise les accès en permanence par le biais de la communication inter-périphériques, appelée Device-to-Device (D2D). Cette fonction évoluée permet de mettre à jour et de partager rapidement, et à distance, une grande quantité de données : listes de clés bloquées (blocklist), restrictions horaires, dernières heures d’utilisation, remontées d’événements et historique de la clé. Toutes les communications sont bidirectionnelles entre le logiciel de gestion et les lecteurs, les clés et les serrures qui équipent un bâtiment avant le déverrouillage d’une porte. Finis les va-et-vient incessants entre les sites et les bureaux d'administration pour importer ou exporter manuellement des données vers les serrures et les clés. Les dépenses liées au câblage du système, les coûts d’exploitation tout au long du cycle de vie, et l’impact environnemental, sont considérablement réduits.



Utilisation d’un smartphone comme clé, source d’alimentation et canal de communication
La technologie NFC exploitée par iLOQ permet d’associer les serrures iLOQ S50 à un smartphone qui joue à la fois le rôle de clé d’accès et de source d’alimentation. Sur la gamme iLOQ 5 Series, les téléphones pourront bientôt être utilisés comme un canal de communication afin de mettre à jour les droits d’accès des clés iLOQ S5 et iLOQ S50 via l’application exclusive iLOQ 5 Series.

Une sécurité de pointe
L’interopérabilité et la communication mutuelle entre tous les périphériques optimisent la sécurité, tandis que les coûts d’administration sont réduits au minimum. Les clés perdues, volées ou non restituées peuvent être facilement retirées du système. La fonction de dernière heure d’utilisation garantit que les clés expirées n’ont plus d’accès, sans aucune intervention humaine.

Des opérations rationalisées
L’interface de programmation applicative (API) de la gamme iLOQ 5 Series, ouverte et normalisée, favorise l’intégration aux systèmes de partage d'informations et de réservation les plus récents, ainsi qu’aux bases de données personnelles des clients. Les applications sont innombrables : les réservations d’espaces communs peuvent par exemple être mises à jour à l’aide d’écrans tactiles dans les bâtiments ou via des applications mobiles, puis partagées avec les clés. Aucun câblage supplémentaire n’est nécessaire au niveau des portes.

Une solution sans batterie
Comme les autres systèmes de verrouillage numériques et mobiles iLOQ, la gamme de solutions iLOQ 5 ne nécessite ni batterie, ni câble. Plus le nombre de clés et de bâtiments verrouillés est élevé, plus les coûts sont réduits. Pour les systèmes de grande envergure, l’économie potentielle réalisée sur les coûts d’investissement et de maintenance peut atteindre plusieurs millions d’euros pendant toute la durée de vie du système de verrouillage. De plus, les solutions autonomes en énergie d’iLOQ prennent en compte les aspects de développement durable dès la phase de conception. Pour la seule année 2019, elles ont permis, en comparaison avec les systèmes de verrouillage mécaniques, d’éviter 29 000 kg de déchets de batteries et 7000 kg de déchets métalliques.

La gamme iLOQ S5 hautement évolutive est idéale pour gérer un bâtiment seul ou plusieurs dizaines de bâtiments répartis sur un vaste territoire comprenant des milliers d’ouvrants verrouillés. En renforçant la sécurité au maximum et en réduisant les coûts d’administration et de cycle de vie, cette nouvelle série représente le moyen le plus simple et le plus efficace pour faire croître la valeur des bâtiments. Parallèlement, la consommation de ressources et l’impact sur l’environnement sont réduits.

« Il existe aujourd’hui une solution fournie par une entreprise unique qui répond à tous les besoins en matière de gestion d’accès, pour tous les bâtiments. Les propriétaires de sites, opérateurs et détenteurs de clés bénéficient de nouvelles fonctionnalités. Les avantages offerts par la gamme iLOQ 5 garantissent une sécurité élevée et une facilité d’accès inégalée, auxquelles s’ajoutent des coûts d’exploitation compétitifs et des économies importantes. » - Heikki Hiltunen, président-directeur général d’iLOQ.

Visitez le site d’iLOQ : https://www.iloq.com/fr/5-series/

Pour plus d’informations :
Julie Bismuth | Responsable Marketing
Email : julie.bismuth@iloq.com


Tél : +33 6 42 46 26 27

iLOQ en bref
iLOQ est une entreprise finlandaise en pleine croissance qui se positionne en leader de la révolution technologique dans le secteur du verrouillage numérique. iLOQ transforme les serrures mécaniques en systèmes de gestion d’accès numériques et mobiles. Les solutions iLOQ reposent sur des technologies de verrouillage électronique et mobile sans batteries ni câbles mises au point et brevetées en interne. iLOQ remplace les systèmes de verrouillage mécaniques et électromécaniques par des solutions respectueuses de l’environnement, qui permettent de résoudre les problèmes liés à la perte ou à la copie de clés, de réduire la maintenance des serrures et de maintenir un coût minimal durant tout le cycle de vie.

 

Covid-19. La sécurité dans les CHU


Publié le 1 avr. 2020 11:20:59

 

En pleine épidémie, les hôpitaux sont en première ligne. Et ont dû se préparer à affronter la crise, tout en maintenant un niveau de sécurité idoine. Un exemple : le centre hospitalier universitaire (CHU) de Bordeaux, dont tout le personnel (soignant, administratif, sécurité…) « s’est préparé très tôt à affronter la vague », explique Christophe Rocacher, son responsable Sûreté, membre de l’Agora des Directeurs Sécurité

Le 23 janvier dernier, le CHU de Bordeaux accueillait le premier patient atteint du COVID-19. « Avec ce premier cas français, nous avons été sensibilisés, très rapidement, aux risques et avons tout de suite mis en place des cellules de crise, qui, au cours des mois, ont évolué dans leur forme et leur régularité. Grâce aux différents scenarii posés, l’hôpital a pu correctement se préparer », poursuit Christophe Rocacher. 

Reconfiguration totale de l’hôpital,

Avec ses 400 lits libérés pour accueillir un grand nombre de patients atteints du Coronavirus, l’activité normale a été quelque peu réduite, ces derniers jours. La période est donc propice à une grande et nécessaire préparation. « S’il y a une réduction des activités hospitalières traditionnelles au profit d’une augmentation des capacités d’accueil Covid-19, nous sommes néanmoins toujours en mesure d’accueillir les urgences. En outre, celles-ci ont été reconfigurées, de façon à pouvoir accueillir les patients potentiellement atteints par le Coronavirus, sans contaminer les autres urgences. Cela a nécessité la reconfiguration totale de l’hôpital, pour une gestion optimale de la crise, avec la mise en place du télétravail pour le personnel dont la présence physique, sur le site, n’est pas absolument nécessaire. C’est le cas, par exemple, de certains services administratifs. En outre, on se prépare à faire tourner les effectifs, pour durer, durant cette crise, dont on ne peut prédire le temps qu’elle subsistera », précise le responsable sûreté.

Quant à la question sur une éventuelle sanctuarisation des hôpitaux, a minima de l’hôpital Pellegrin, celui qui génère le plus d’activité au CHU de Bordeaux, Christophe Rocacher répond : « Il est certain que, sur le seul site de Pellegrin, le flux permanent, en temps normal, peut atteindre plus de 10 000 personnes. En tant qu’établissement de santé de référence, on pourrait aller jusqu’au confinement du site, pour limiter ces flux et se concentrer uniquement sur l’accueil des patients. Mais nous n’en sommes pas là. Nous avons pu faire respecter, gentiment, l’interdiction de regroupement de personnes, dans le hall, notamment. En effet, dès le mois de janvier, nous avons dû faire face à la gestion médiatique des premiers patients, de nombreux curieux pénétrant alors dans l’hôpital et se rassemblant. En outre, depuis l’annonce de la mise en place des mesures de confinement, sur le plan national, nous constatons une diminution de visiteurs, accompagnants et badauds habituels, au sein de l’hôpital. » 

Sécurisation de l’ensemble des matériels

Si le CHU de Bordeaux a dû faire face à des disparitions de masques et de gels hydroalcooliques assez tôt, « nous avons rapidement pris certaines dispositions, comme la vérification de la pertinence et de l’effectivité des mesures de sécurisation mises en place », précise Christophe Rocacher, qui n’a pas attendu la crise « pour instaurer des mesures concernant la sécurisation des matériels indispensables au personnel soignant. Nous avons besoin de plus de 15 000 masques par jour, rien que pour le personnel, et nous nous devons sécuriser le stock. » 

Pour améliorer le niveau de sécurisation, le responsable sûreté précise avoir souhaité « aller au-delà d’une simple mise sous clé », en mettant en place des mesures de sûreté, portant à la fois sur la technologie, l’humain et l’organisationnel. « Plutôt que de se limiter à la vérification et à l’augmentation du niveau de sécurisation des gros points de stockage, j’ai souhaité prendre en compte et analyser toute la chaine. Via nos sept sites, nous possédons des gros points de stockage et des points décentralisés, pour arriver jusqu’aux services où se trouvent des réserves. C’est donc toute une chaine logistique qui doit être contrôlée et optimisée. En effet, si on se limitait à contrôler uniquement la sécurisation des gros stocks, on préviendrait uniquement le risque de vols massifs. Or, la majorité des vols sont réalisés au sein de la chaine ; les masques étant peut-être trop aisément en libre-service, pas assez centralisés… »

Sur le plan technologique, Christophe Rocacher explique que les stocks ont été mis sous alarme volumétrique, réactive. Quant à l’aspect humain, si le personnel en charge de la sécurité incendie, a un statut de fonctionnaire, les agents en sûreté émanent d’un prestataire géré par ce responsable sûreté et pour lequel il se déclare satisfait. « Une dizaine d’agents sont présents, en permanence, sur les sites. Ce qui représente une cinquantaine d’agents, au total, puisque nous travaillons en H24. Selon les sites, certains sont uniquement titulaires du CQP Agent de prévention et de sécurité, mais la majorité possède la double compétence aujourd’hui, à la fois d’Agent de service de sécurité incendie et d'assistance à personnes (SSIAP), et d’Agent de prévention et de sécurité, même si 90% de leur activité est liée à la sûreté », ajoute-t-il. 

Quant à la facilitation de circulation de ces agents pour venir travailler, en période de confinement, « tout d’abord, il y a eu une entente avec la préfecture. J’ai également mis en place des mesures, par prévention. En effet, en sus du justificatif de déplacement professionnel remis par l’employeur, dont doit être muni chaque agent, j’ai fait réaliser une autorisation émanant du service sûreté du CHU. Cette attestation confirme que ces personnes travaillent bien à l’hôpital et qu’elles participent, de ce fait, à cette gestion de crise Covid-19, au sein du CHU de Bordeaux. »

 

Covid-19. Les autorisations du CNAPS prolongées


Publié le 1 avr. 2020 11:18:00

 

Comme annoncé sur la page linkedin de PSM, la validité des autorisations délivrées par la Cnaps sont automatiquement prolongées. L'ordonnance n° 2020-306 du 25 mars 2020 relative à la prorogation des délais échus pendant la période d’urgence sanitaire et à l’adaptation des procédures pendant cette même période, parue le 26 mars, et particulièrement son article 3, fonde le report de la validité des autorisations délivrées par le Cnaps et arrivées à échéance le 12 mars. Ainsi, les agents de sécurité dont la carte est arrivée à expiration à cette date du 12 mars peuvent continuer de travailler. En outre, l’ensemble des autorisations sont normalement concernées (agrément dirigeant, autorisation d’entrée en formation).

> Article 3. Les mesures administratives ou juridictionnelles suivantes et dont le terme vient à échéance au cours de la période définie au I de l’article 1er sont prorogées de plein droit jusqu’à l’expiration d’un délai de deux mois suivant la fin de cette période :

  • Mesures conservatoires, d’enquête, d’instruction, de conciliation ou de médiation ;
  • Mesures d’interdiction ou de suspension qui n’ont pas été prononcées à titre de sanction ;
  • Autorisations, permis et agréments ;
  • Mesures d’aide, d’accompagnement ou de soutien aux personnes en difficulté sociale ;
  • Les mesures d’aide à la gestion du budget familial.

Toutefois, le juge ou l’autorité compétente peut modifier ces mesures, ou y mettre fin, lorsqu’elles ont été prononcées avant le 12 mars 2020.

La prolongation court jusqu’à 2 mois après la « fin de l’état d’urgence sanitaire + 1 mois ». Une possibilité de prolonger ce délai est d’ores et déjà envisagée pour pallier l’engorgement qui ne manquera pas de survenir à la reprise de l’activité des organismes de formation.

De même, concernant les agents SSIAP, la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC) a informés le GES que, sur la base de cette même ordonnance, elle allait nous répondre que l’absence de recyclage SSIAP depuis le 12 mars 2020 n’entraînerait pas une suspension de l’activité des agents. Une réponse formelle nous sera transmise d’ici peu.