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Toutes les actualités pour les professionnels de la Sûreté et de la Sécurité

 

Déconfinement. Les installateurs sont inquiets


Publié le 9 juin 2020 16:52:22

 

Le confinement a provoqué un net ralentissement des activités des installateurs en sécurité électronique. La sortie progressive de la crise sanitaire annonce, peu à peu, la fin d’une léthargie économique sans précédent. Mais, il ne faut pas croire que le déconfinement va nécessairement permettre un retour à une activité économique « normale ». C’est d’ailleurs le constat que fait le GPMSE Installation dans un récent sondage auprès de ses adhérents

Ainsi, environ 60% des dirigeants de sociétés d’installation et de maintenance en sécurité électronique, membres du GPMSE, affirment que leurs collaborateurs, qui étaient jusqu’alors en activité partielle, n’ont pas forcément repris une activité à temps plein.

« Néanmoins, ce dispositif de chômage partiel, institué dans le cadre de la crise sanitaire du coronavirus, va être modifié dès le 1er juin, comme l’a annoncé le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, lundi 25 mai. Cette prise en charge du chômage partiel par l'Etat et l'Unédic passera de 100 à 85% de l'indemnité versée au salarié. Nous espérons que ce changement s’accompagnera, assez rapidement, d’un redémarrage plus conséquent de l’activité, dans notre secteur, via la reprise possible de chantiers et l’engagement de nouvelles commandes », souligne Luc Jouve, président du GPMSE Installation.

Par ailleurs, cette reprise d’activité ne signifie pas, pour autant, un retour au bureau, puisque plus de 80 % des adhérents du GPMSE annoncent privilégier le télétravail pour leurs collaborateurs, lorsque la fonction le permet, tout en cherchant à tout mettre en oeuvre pour que les équipes commerciales puissent retourner visiter les clients.

Un avenir économique incertain

Ce sondage montrent aussi que beaucoup d’entreprises craignent de ne pouvoir se remettre de la crise économique actuelle et à venir. Plus de la moitié des adhérents confirment avoir eu recours au prêt garanti, afin de pallier, momentanément et succinctement, le manque de rentrées financières lié au confinement ; ce prêt de trésorerie, pouvant atteindre jusqu’à 25 % du chiffre d’affaires, a été majoritairement réclamé pour couvrir le manque à gagner équivalent à un ou deux mois de CA, voire jusqu’à trois mois, dans certains cas. Cette aide va permettre, également, de suppléer, dans une moindre mesure, le manque à gagner de ces prochains mois, l’activité étant encore fort réduite, puisque plus de 65 % des adhérents ayant répondu à ce sondage déclarent ne pas pouvoir reprendre l'ensemble des chantiers, présentement.

Par ailleurs, ils sont près de 70 % à déclarer estimer perdre entre 10 et 30 % du CA annuel, par rapport au prévisionnel ; et 40 % d’entre eux estiment que cette crise aura également des répercussions sur leur CA, en 2021.

Une évolution durable des modes de travail

La crise sanitaire ayant, d’une part, nécessité la remise en cause de l’organisation et du mode de travail, et, d’autre part, impliqué une réflexion sur la gestion de priorités en matière de business, 80 % adhérents ayant répondu au sondage reconnaît que « la façon de travailler, dans nos entreprises, est en train d’évoluer et évoluera encore demain ». Parmi ces évolutions, le développement du télétravail est cité en premier, pour 60 % des adhérents. Suivi par l’évolution de l’organisation des services travaux (30 % des adhérents) et l’acceptation d’une plus grande autonomie à l’égard de certains collaborateurs (30 %).

Ces évolutions sont aussi dues d’une part, au fait que, pour 90 % des sondés, cette crise pourrait ou va se reproduire et, d’autre part, au fait que cette crise sanitaire aura permis de s’assurer de l’efficacité du plan de continuité d’activité et de tester de nouveaux modes d’organisation. Cette sorte de test ayant été incontestablement réussie, puisque 80 % des sondés ont indiqué que le PCA mis en place s’était avéré efficace.

Moins d’investissements en matériels

Enfin, la plus grande inquiétude, aujourd’hui, pour les adhérents du GPMSE Installation, porte sur la durée de la récession économique, près de la moitié d’entre eux craignant que l’investissement en dispositifs de sécurité électronique ne fasse pas partie des priorités des utilisateurs, dans les prochains mois. Ce qui pourrait gravement mettre en danger la pérennité de petites structures, dans ce secteur.

Toutefois, « comme à chaque crise, ceux qui s’en sortiront le mieux seront ceux qui sauront s’adapter aux nouvelles contraintes en étant flexible et faire d’une difficulté une opportunité. Il faudra être inventif. Et sur ces points, les PME sont parfaitement armées. Je reste optimiste », conclut Luc Jouve.

 

Les deux entreprises de sécurité privée, Prosegur et Fiducial, ont annoncé lundi un partenariat stratégique incluant le projet de cession des activités françaises de Prosegur à Fiducial.

Pour Jose-Maria Pena, directeur général de la branche sécurité de Prosegur : « Ce partenariat entre Prosegur et Fiducial est une alliance unique dans le secteur. »

Du côté de Fiducial, Christian Latouche, fondateur et président directeur général de Fiducial, explique que « le partenariat avec Prosegur permettra à Fiducial Sécurité d’accélérer et renforcer son leadership dans les domaines de l’a érospatial, de la défen se et des infrastructures critiques ainsi que dans d’autres secteurs stratégiques. »

Le partenariat et le projet de cession des activités françaises de Prosegur permettront, en effet, à Fiducial d’élargir son offre de sécurité en France. Celle-ci reposera sur le savoir-faire de 9 500 professionnels de sécurité qualifiés et sur des solutions technologiques intégrées et déployées sur des milliers de sites clients à partir de centres de contrôle exclusifs.

La cession des activités de Prosegur en France devrait intervenir au cours du troisième trimestre 2020, sous réserve de la consultation des instances représentatives du personnel et des autorisations réglementaires habituelles. A suivre

 

Interphonie. Castel équipe les écoles rennaises


Publié le 9 juin 2020 16:10:00

 

Ce sont les 83 écoles rennaises qui vont être équipées du système d’interphonie IP Xellip de Castel. « Ce projet entre dans le cadre de la mise en place des PPMS, précise Jean-Luc Boisnard, responsable d’équipe au sein du service Infra/Télécom de Rennes Métropole. Cela nous a amené à revoir la question de la fermeture et du contrôle d’accès de nos quatre-vingt-trois écoles. Selon les établissements, il s’est agi de rehausser des clôtures, de remplacer des portails et d'ajouter une solution d'interphonie et d'alerte pour faciliter les plans particuliers de mise en sûreté (PPMS). Le choix s’est fait dans le cadre d’un appel d’offre et s’est porté sur les interphones IP Xellip de Castel. À Rennes, nous avons la particularité de bénéficier du réseau FOR (Fibre Optique Rennaise), un réseau public de fibres optiques qui alimente, entre autres, les services publics dont les écoles. Nous souhaitions donc que le système d’interphonie soit IP et qu’il puisse se greffer sans problème sur notre réseau informatique en permettant une gestion centralisée. » Une demande de plus en plus fréquente comme le confirme Teddy Daumur, responsable produit chez Castel : « Nombreuses sont les entreprises et collectivités qui souhaitent que nous nous adossions à leur propre réseau informatique, car il est souvent plus fiable et protégé que les réseaux téléphoniques, mais ils demandent de plus en plus de passerelles vers des outils légers GSM ou 3G/4G, Bluetooth, pour que les personnes puissent être accessibles même en mobilité. C’est ce que nous proposons avec nos solutions hybrides Xellip. »

Ergonomie et simplicité

Outre la compatibilité avec les systèmes en place, l’ergonomie et la simplicité d’utilisation du système ont été privilégiées « La qualité de la transmission vocale et la facilité d’utilisation étaient des critères très importants, reprend Jean-Luc Boisnard. Nous nous devons d'accompagner le changement, et lever les réticences du personnel scolaire qui craignait parfois de devoir faire face à des contraintes supplémentaires. En revanche, une fois installé, le système est très apprécié car simple et confortable. Le fait de pouvoir contrôler l’identité du visiteur et d’ouvrir sans avoir à se déplacer depuis un smartphone a facilité son acceptation. De plus, nous avons pu adapter des scénarios d’ouvertures et de confinement individualisés par école, en fonction de la configuration et des activités qui s’y déroulent (temps scolaires, hors temps scolaires, personnel présent…). Une souplesse très appréciable. »

 

Pour renforcer le contrôle d’accès d’un bâtiment abritant des zones à sécuriser,notamment pour limiter les vols et assurer une haute confidentialité, le groupe DMG Mori, un des leaders mondiaux de la fabrication de machines-outils et équipements mécaniques, teste la solution iLOQ S10.

« Nous avons souhaité nous s’affranchir du verrouillage mécanique car nous connaissons désormais ses limites. Entre les pertes de clés ou le fait de ne pas savoir qui a eu accès, à quel espace et à quel moment, la gestion des installations et de la sécurité doit être améliorée », explique Christophe Fernandes, technicien application chez DMG Mori.

C’est dans cet objectif que DMG Mori a choisi iLOQ dont le système de verrouillage intelligent permet d’attribuer un accès différencié à plus d’une centaine de collaborateurs, sans paramétrage complexe.

« iLOQ S10 possède de nombreux avantages et le plus décisif a été, pour nous, l’absence de câblage électrique ou de pile dans les systèmes. L’administration des droits et des codes d’accès peut se faire en temps réel. La sécurité de nos bâtiments est renforcée pour un coût mesuré, sans nécessité de lourds travaux », poursuit Christophe Fernandes. Avant de conclure : « Au cours de l’année 2021, nous comptons déployer la solution iLOQ pour équiper l’intégralité du site. »

 

Dans un communiqué, le Syndicat des entreprises de sûreté aérienne et aéroportuaire (Sesa), demande à l’Etat de prendre en charge 100 % de l'activité partielle des entreprises de la filière jusqu’à la fin de l’année, afin d’assurer leur survie, et le versement du montant de taxe de sûreté habituellement perçu sur les billets d'avion vendus.

L’organisation patronale qui regroupe les spécialistes de la sécurité aéroportuaire (Samsic, Securitas, Seris, Hubsafe…), regrette, dans son communiqué, que les acteurs de la branche sont « parmi les grands oubliés ». Et demande donc aux pouvoirs publics de mettre en place des mesures fortes pour assurer leur survie et les emplois des 10 000 salariés sur secteur.