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Vidéosurveillance / Cloud. « Anticiper la seconde phase de la digitalisation de la vidéosurveillance »


Publié le 5 mai 2021 14:56:00

 

Le monde de la vidéosurveillance va connaître, dans les années à venir, une révolution technologique. Panasonic i-PRO se met en ordre de batailler pour pleinement y participer. Et il a quelques arguments à faire valoir. Entretien avec Emmanuel Berthelot, project sales manager chez Panasonic Business Europe.

PSM : Il y a quelques semaines, Panasonic a rejoint l’Association nationale de la vidéoprotection (AN2V), présidée par Dominique Legrand. Pourquoi un tel rapprochement ?

Emmanuel Berthelot : Nous avons échangé plusieurs fois avec l’association sur tous les sujets qui ont un impact sur nos métiers aujourd’hui. Les technologies, dont la reconnaissance faciale et les perspectives offertes par l’intelligence artificielle, ont et auront de très importantes conséquences pour nos marchés et nos solutions. Par ailleurs, des technologies comme la reconnaissance faciale sont au coeur de l’actualité. Pas toujours pour de bonnes raisons. Or, ces nouvelles technologies, de plus en plus maîtrisées par les fabricants et autres fournisseurs, ne sont pas utilisées comme elles devraient l’être. Souvent pour des raisons partisanes. Rejoindre l’AN2V va permettre à Panasonic i-PRO Security de communiquer plus largement sur l’évolution, la maturité et les cas d’application des nouvelles solutions IA…

PSM : Il est indéniable que l’IA, la reconnaissance faciale… inquiètent certains. Par ailleurs, sur le terrain, il n’est pas rare de constater que les installations de vidéoprotection fonctionnent mal, ou pour le moins, en deçà de leur potentiel. Pourquoi ?

Emmanuel Berthelot : Trop souvent, encore, les collectivités locales déploient des réseaux de caméras pour satisfaire un électorat. Ces installations, « opportunistes », ne sont pas toujours pensées comme elles devraient l’être. Elles sont déployées sans réelle réflexion quant à l’écosystème dans lequel elles doivent s’intégrer. Par ailleurs, les outils d’exploitation ne sont pas toujours mis à niveau… L’intelligence artificielle est une réponse à ces problématiques d’exploitation et permet de générer des données précises à partir des flux vidéo saisis par les caméras. Il faut donc informer les utilisateurs à aller au-delà de la caméra et de son enregistrement pour voir le système de vidéoprotection dans son ensemble…

PSM : Vous auriez pu rejoindre l’AN2V depuis bien longtemps. Pourquoi seulement aujourd’hui ?

Emmanuel Berthelot : Il y a évidemment un aspect stratégique dans cette adhésion. Panasonic est un acteur historique du marché de la vidéosurveillance. Nous fabriquons des caméras depuis les années 1950. Nous vivons aujourd’hui un moment similaire à celui qui a vu passer le monde de la vidéosurveillance de l’analogique au numérique. Les années qui viennent vont être les années de l’IA. Il faut nous y préparer car Panasonic a de réels atouts : nous disposons de nos propres algorithmes de Deep Learning qui s’embarquent nativement dans nos nouvelles séries de caméras équipées de processeurs dernière génération.  Nous avons aussi ouvert nos systèmes à l’intégration de solutions d’analyse vidéo tierces. Nous sommes en ordre de bataille pour affronter les prochaines années. Et je le répète, l’AN2V est un excellent levier pour éduquer, porter le marché de la vidéosurveillance nouvelle génération.

PSM : Vous travaillez sur un marché très concurrentiel où il est difficile de rivaliser avec les prix affichés par certains. Comment tirer votre épingle du jeu ? […]

  • Retrouvez l’intégralité de cet entretien dans PSM 265 (mai-juin 2021).
 

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