Un accord-cadre de 2,5 M€ pour IDFM
Île-de-France Mobilités (IDFM) vient de lancer une consultation portant sur la sécurisation de ses bâtiments et terrains dans les huit départements franciliens. D’un montant maximum de 2,5 millions d’euros et prévu pour une durée de six ans, cet accord-cadre associe gardiennage, surveillance incendie, vidéosurveillance, télésurveillance et alarmes anti-intrusion. Il s’inscrit dans une politique plus large de renforcement des moyens humains et technologiques consacrés à la sûreté des transports franciliens.
Publié le 16 septembre 2026, le marché est passé sous la forme d’un accord-cadre à bons de commande et à marchés subséquents. Île-de-France Mobilités prévoit de retenir jusqu’à trois opérateurs économiques, sous réserve d’un nombre suffisant de candidats. Les prestations pourront ensuite être commandées directement pour les interventions définies au cahier des charges, ou faire l’objet d’une remise en concurrence entre les attributaires pour les opérations plus complexes.
Sûreté humaine et sécurité électronique
Le marché couvre notamment le gardiennage et la surveillance anti-intrusion, la surveillance incendie, la vidéosurveillance et la télésurveillance, ainsi que l’installation d’alarmes anti-intrusion.
Les prestations pourront être réalisées sur les bâtiments et terrains d’Île-de-France Mobilités répartis dans les huit départements franciliens. L’accord-cadre doit notamment accompagner deux opérations d’investissement, Bus Bords de Marne (BBM) et Bus Entre Seine (BES), mais pourra également être mobilisé pour d’autres projets d’investissement d’IDFM.
Pour les fabricants, installateurs et intégrateurs de sécurité électronique, l’intérêt du marché réside donc dans son périmètre transversal. Un même dispositif contractuel associe surveillance humaine, protection incendie, vidéosurveillance, télésurveillance et détection intrusion.
2,5 M€ maximum sur six ans
Le montant maximal annoncé pour l’accord-cadre est de 2,5 millions d’euros. Il ne s’agit toutefois pas d’un montant ferme attribué à un prestataire : les prestations seront déclenchées progressivement en fonction des besoins d’Île-de-France Mobilités.
Prévu pour une durée de six ans, le dispositif doit permettre de traiter à la fois les besoins récurrents et les opérations plus complexes. Les prestations pouvant être précisément définies pourront être exécutées au moyen de bons de commande. Les opérations nécessitant une définition plus poussée pourront, elles, faire l’objet de marchés subséquents entre les titulaires de l’accord-cadre.
Une stratégie de sûreté plus large
Cette consultation intervient alors qu’Île-de-France Mobilités consacre environ 300 millions d’euros par an à la sûreté des transports franciliens. La stratégie repose sur deux leviers complémentaires : le renforcement des effectifs de sûreté et le développement des moyens technologiques.
IDFM indique notamment que 80 000 caméras sont aujourd’hui déployées sur le réseau. Les images participent au dispositif de supervision et de coordination des acteurs de la sûreté des transports, notamment au sein du Centre de coordination opérationnelle de sécurité (CCOS), qui associe différents acteurs institutionnels et opérateurs du réseau.
L'organisme poursuit parallèlement le renforcement de la présence humaine. En février 2026, IDFM annonçait le recrutement de 540 agents de sécurité privée supplémentaires pour le réseau de bus de Paris et de la petite couronne, avec un objectif de 4 000 agents de sûreté à l’horizon 2027.
Cette stratégie s’accompagne également d’investissements dans les capacités de commandement. IDFM a notamment annoncé en juillet la mise en service du Centre d’État-Major de la sûreté (CEMS) de la RATP, destiné à améliorer le pilotage des interventions et leur coordination avec les différents acteurs de la sécurité.
Vers une approche intégrée de la sûreté des infrastructures
Au-delà de son montant, l’intérêt de ce marché pour les professionnels de la sécurité tient ainsi à la convergence de plusieurs métiers traditionnellement traités séparément.
Gardiennage, vidéosurveillance, télésurveillance, détection intrusion et sécurité incendie sont ici réunis dans un même cadre contractuel, avec la possibilité de faire évoluer les prestations au gré des projets et des besoins.
Cette approche répond également aux contraintes particulières des infrastructures de transport : multiplicité des sites, évolution des installations, continuité d'exploitation et nécessité de maintenir les dispositifs de sécurité pendant les travaux et les opérations d'investissement.
Pour les intégrateurs, le marché illustre ainsi une évolution de la demande des grands donneurs d’ordre : au-delà de la fourniture d’équipements, ceux-ci recherchent des capacités combinant déploiement, intégration, supervision, maintenance et intervention dans la durée.
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Date de clôture : 15/10/2026
Photo d’illustration © Getty Images


