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On recherche financement


Publié le 19 oct. 2016 10:35:00

 

Dans un rapport du sénateur Vincent Capo-Canellas, on apprend qu’on cherche, d’ici 2020, entre 700 et 900 millions d’euros pour moderniser la sécurité du transport aérien.

Protéger les passagers coûte cher. Et même si le coût de la sûreté est en partie financé

par un taxe sur les billets d'avion, il faut encore trouver de nouvelles recettes pour maintenir le dispositif français au standard de la réglementation européenne.

Selon le rapport sénatorial, bien que la lutte contre le terrorisme soit une mission régalienne, son coût, de 766 millions d'euros en 2016, est supporté presque totalement par les passagers, via la taxe d'aéroports. En effet, sur un coût par passager estimé à 11,2 euros, l’État en prendrait en charge seulement 0,93 euros.

35 % plus cher

Toujours selon ce rapport, en raison du coût du travail, le prix de la sûreté dans les aéroports français serait en moyenne 35 % plus élevée que dans les autres grands aéroports européens. Le rapporteur regrette aussi que le contrôle de l’utilisation des fonds soit insuffisant, et stigmatise le manque de coordination entre la multitude d'acteurs impliqués dans les questions de sûreté : ministères des Transports, de l'Intérieur, de la Défense, des Finances, des Affaires étrangères, DGAC, Gendarmerie du transport aérien, Police de l'air et des frontières, services de renseignement, aéroports, compagnies aériennes. N’en jetez plus !

On cherche des millions !

Plus inquiétant encore. Le rapport souligne l'absence de financement identifié pour les nouveaux appareils de détection des explosifs dans les bagages en soute dits « de standard 3 », rendus obligatoires, par la réglementation européenne, dans tous les grands aéroports d'ici 2020.

Le déploiement de ces systèmes coûtera entre 500 et 600 millions d'euros pour les aéroports parisiens et entre 200 à 300 millions d'euros pour les autres aéroports français. Ce qui représente, au total, le montant annuel de la taxe d'aéroport.

Il va donc falloir trouver de l’argent. Or, comme le souligne notre confrère Les Echos,

« le budget de sûreté des aéroports est déjà déficitaire de 76 millions d'euros en 2016 (dont 56 millions pour le groupe ADP). Et comme les acteurs du transport aérien n'ont nulle envie de remettre la main à la poche, le sénateur Capo-Canellas suggère d'élargir l'assiette de la taxe, en l'appliquant, par exemple, aux commerces et aux hôtels en zone aéroportuaire ». A suivre…

 

 

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