Espace abonné
Mon panier
 

Toutes les actualités pour les professionnels de la Sûreté et de la Sécurité

 

La formation des agents de la sécurité privée est un des enjeux majeurs auxquels est confrontés le secteur et qu'il doit relever s'il veut participer pleinement à la "co-production" de sécurité voulue par le ministère de l'Intérieur. Securitas a décidé de prendre le taureau par les cornes et a fortement investi dans la formation : 14 millions d'euros, soit 4 % de sa masse salariale. En 2013, ce sont ainsi 43 535 jours de formation qui ont été dispensés.
Ce vaste programme de formation doit permettre aux agents de sécurité d'apprendre à développer "leur potentiel relationnel et à maîtriser leurs attitudes en vue d’offrir un service de qualité aux clients" , et à "bien réagir face à l’agressivité", notamment dans le secteur de la distribution où le nombre d’agressions et de braquages est grandissant. Afin de s’adapter aux modes de travail des agents de sécurité déportés sur les sites des clients, Securitas a également fait évoluer ses méthodes d’apprentissage en développant le e-learning sous forme de serious games. Parallèlement, Securitas a formé ses collaborateurs afin qu’ils deviennent eux-mêmes des formateurs experts dans des domaines tels que le droit social ou le recrutement, et puissent ainsi transmettre leur expérience à leurs collègues.

 

La vidéoprotection a le vent en poupe en période de campagne électorale… S’il y a encore quelques années, l'utilisation de caméras de surveillance était encore considérée comme un marqueur idéologique différenciant la droite de la gauche, les choses ont aujourd'hui bien changé...
A l'occasion de la campagne pour les élections municipales, certains irréductibles opposés au recours à la vidéoprotection ont franchi le pas. A l'image du maire (PS) de Caen, Philippe Duron, qui promet d’en équiper sa ville au cours de la prochaine mandature... Il n'y a guère plus que quelques candidats écologistes ou communistes, comme Muriel Ressiguier (Front de gauche) à Montpellier, qui veulent enlever les caméras de vidéosurveillance ou désarmer la police municipale en cas d’élection.
Cet unanimisme fait écho à l'acceptation par nos concitoyens des caméras de surveillance dans le paysage de nos villes et dans les établissements publics. Rappelons ainsi, qu'en septembre 2013, un sondage d'Ifop montrait que 83 % des personnes interrogées approuvaient la mise en place de caméras de vidéosurveillance (contre 75 % en mars 2013). Mieux même : 72 % des Français accepteraient un système de reconnaissance faciale via une caméra.
En fait, comme le souligne la sociologue Virgine Malochet, les outils de la sécurité locale "se banalisent" et sont rarement remis en cause une fois qu'ils sont installés : « Une fois que le service fait partie du paysage, on le garde. » Ajoutons, comme le remarque La Gazette des communes, que "la sécurité locale et la tranquillité publique ne sont plus seulement des compétences du maire fixées par la loi. Ce sont aussi des contraintes électorales, qui permettent d’évoquer des sujets transpartisans comme le cadre de vie ou encore le vivre-ensemble dans sa ville".

 

Thales a signé avec la RATP un contrat, cofinancé par le STIF, pour équiper 1.000 autobus et tramways, avec sa solution de vidéo protection embarquée On Board Video 8000. Depuis 2002, Thales a déjà équipé près de 4.000 bus et tramways de la RATP. Le dispostif installé permet d'assurer la sécurité des passagers et du matériel, tout en permettant d’apporter la preuve des actes de malveillance, d’incivisme et des agressions dans les transports publics. Tout en restant compatible avec la génération précédente, la dernière solution intègre les nouveaux standards de compression d’images et associe les données contextuelles (métadonnées).
Au total, Thales équipera une flotte de 5.000 bus et tramways de la RATP. Plus de 6.500 systèmes de vidéo protection Thales sont en service en France, à bord des RER de la SNCF, des bus de Transdev Paris Est et des tramways de Bordeaux.

 

Soirée de Gala pour la sécurité !


Publié le 27 mars 2014 09:45:00

 

Le 18 mars dernier, l'Agora des directeurs de la sécurité organisait son désormais traditionnel gala annuel qui rassemble les directeurs de la sécurité, des experts, et certains fournisseurs. Cette année, l'Agora a accueulli 265 participants dont 192 décideurs métiers (Directeurs de la Sécurité/Sûreté).
En plus des débats organisés autour du thème "Les innovations technologiques adaptées à l'humain : de la gestion des risques numériques à celle des personnes et des biens", cette 3ème édition a été l'occasion de dresser le portrait robot du directeur de la sécurité de demain - via à quizz complété par 148 décideirs métiers. Selon les participants au questionnaire, ce dirigeant du futur a une influence transverse, est proche des métiers, maîtrise les technologies, partage avec ses pairs, est expert stratégique, a une dimension internationale, est membre du Comex et participe à la création de valeur. Le participant qui s’est le plus approché de la réponse plébiscitée par le groupe a été Sylvain Manabre, DSI de l'Agglomération de la Région de Compiègne.

 

C'est assez rare pour être signalé : un Français qui rachète un Américain. C'est ce que vient de réaliser Sorhea, fabricant français de solutions de détection périmétrique d’intrusion pour sites sensibles, qui vient en effet d'acquérir l'américain Protech, basé à Reno dans le Nevada. Protech est spécialisée dans la conception et la fabrication de capteur d’intrusion double technologie en extérieur. Ce rachat va permettre à Sorhea de renforcer sa position de aux Etats-Unis sur le marché des systèmes de sécurité et de détection périmétrique.
Eric Thord, Président du Groupe Sorhea : "La fusion avec Protech renforce notre part de marché aux Etats-Unis, au Canada et sur tout le continent américain en général. La ligne de produits Protech et la technologue de ses capteurs, s’ajoutent aux produits Sorhea pour proposer au marché US une gamme complète de produits haute qualité pour la périmétrie en extérieur ». Pour Larry Thomas, le nouveau directeur des Opérations (COO) de Protech USA : "Cette fusion facilitera également la pénétration des marchés des infrastructures américaines militaires et gouvernementales. Cela permettra également à Protech d’offrir à ses clients existants toute une gamme complémentaire de solutions périmétriques en extérieur”.
Sorhea utilisera le site de fabrication actuel de Protech au Nevada comme base pour offrir le meilleur service possible à ses clients d’Amérique du Nord et d’Amérique latine.