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Marché de la sécurité. Ventes, rentabilité et budgets en baisse


Publié le 23 oct. 2018 16:16:21

 

Le marché de la sécurité privée, commele révèle l’Atlas 2018 d’En toute Sécurité, est morose. Et ce qu’il s’agisse de la rentabilité des entreprises du secteur, des budgets alloués aux équipements de sécurité dans les entreprises ou du volume des ventes, les indicateurs ne sont pas au beau fixe. Comme l’a expliqué à PSM Patrick Haas, directeur d’En Toute Sécurité, « les attentats de 2015 ont induit une vague d’investissements – tant publics que privés – pour durcir la sécurité des sites, des sièges des entreprises et de certains espaces publics. La menace paraissant – sans doute à tort – moins prégnante, les budgets consacrés à la sécurité ont été revus à la baisse… Concrètement, les attaques de 2015 ont provoqué une vague d’investissements massifs afin de remettre à niveau les équipements de sécurité de certains sites, susceptibles d’être la cible d’actes terroristes. La peur passant, certains directeurs sécurité et leur direction estiment qu’ils en ont assez fait. »

Conséquence de ce constat : la tendance du marché est nettement à la morosité. Selon les chiffres que publie En Toute Sécurité dans son Atlas, les ventes de prestations et de matériels de sécurité ont augmenté de 2,9 % en 2017, contre + 4,2 % l’année précédente et + 4,3 % en 2015. La parenthèse des surcroîts de contrats liés aux attentats terroristes est donc belle et bien terminée : cette progression – qui permet d’atteindre un CA global de 28,2 milliards d’euros – se situe en dessous de la moyenne de la décennie écoulée (+ 3,3 %) …

Pour les mois à venir, les perspectives de la sécurité privée ne s’annoncent donc pas sous les meilleurs auspices : une économie française tournant au ralenti, des signes de faiblesse dans le bâtiment, une demande en sécurité moins soutenue, etc. « Nos estimations portent sur une croissance de 2,1 % seulement en 2018 et de moins de 2 % en 2019. La quasi-totalité des secteurs devrait subir ce ralentissement. De même, on peut anticiper un nombre moins élevé d’entreprises rentables et une probable diminution des effectifs nets de la profession », conclut Patrick Haas.

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