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Sécurité privée

Les temps sont difficiles pour la filière


Publié le 2 mai 2018 10:49:00

 

Le fameux rapport de la Cour des comptes avait déjà mis en évidence certaines difficultés que rencontrait la filière de la sécurité privée. Parlant du secteur, les termes étaient durs : « Peu fiable », « qualité de service aléatoire », « importantes fragilités économiques et sociales », pour évoquer les lacunes d'un secteur atomisé (67 % des entreprises n'ont aucun salarié) et en même temps concentré (43 % du chiffre d'affaires réalisés par 36 sociétés), à la faible rentabilité (1 % de marge).

Effet yoyo
Par ailleurs, comme le souligne notre confrère Les Echos dans un article du 16 avril dernier, « fin 2017, le Cercle de la sécurité privée dénonçait dans une analyse cet effet yoyo. L'Euro 2016, ce fut 12 000 agents recrutés, formés, encadrés, mis en place, puis libérés, soulignait le Cercle, constatant ensuite que « l'environnement post attentats de 2015 et 2016 a apporté une croissance de 5 à 10 % du volume de prestations, de façon très disparate suivant les secteurs, provoquant la création de 10 à 15 000 postes d'agents qui ont disparu aussi vite qu'ils ont été créés ».

À cela s'ajoute le fait que le CICE a été réduit de 1 % au 1er janvier – une perte de 20 millions d'euros pour la profession, notait le Cercle de la sécurité privée – et que l'obligation pour tout agent de sécurité de suivre, tous les cinq ans, une formation de 31 heures, représente un coût direct de 20 à 30 millions par an. Avant de conclure : « C'est bien dans une vraie crise que la sécurité privée s'enfonce. »

 

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